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Qui se cache derrière
le furet?
Faut-il tout dire ? C’est le propre des esprits libres de ne point craindre la vérité et d’en assumer les risques ! Tel est le but des observateurs de la vie politique tourangelle et nationale que nous sommes et dont vous, les électeurs, êtes les acteurs.

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La présidente fait un four malgré ses petits fours

dans "Les potins du furet" réactions (2)  

Si Claude Roiron souhaitait tester sa popularité avec un « congrès des maires bis » sur la réforme de la territorialité, elle connaît désormais la réponse. Sa réunion au gymnase de Parçay-Meslay a fait un flop retentissant.
Sarkozette n’avait pourtant pas lésiné sur les moyens : invitations tous azimuts, vaste buffet pour au moins 300 convives... Sauf qu’il n’y en avait que 80 ! Et la moitié d’entre eux était des collaborateurs du conseil général qui, comme chacun sait, ne manque pas de bouches à nourrir depuis la vague d’embauches décidée par la présidente. On a aussi aperçu quelques conseillers municipaux de gauche, les maires devant sans doute être occupés ailleurs. Exception faite, bien sûr, de celui de Langeais, Pierre-Alain Roiron. C’est beau, la famille.
Voilà qui augure mal des ambitions sénatoriales de Sarkozette, car il est manifeste qu’un mot d’ordre avait circulé pour faire de cette réunion un four retentissant. Espérons pour elle que, le jour venu, Sarkozette trouvera le maire qui recueillera son consentement. Sinon, il faudra filer à Las Vegas.

rédigé par  Rédigé le 30/01/10 à 19h21
 

Une attaque sous la ligne de flottaison

dans "Les potins du furet" réactions (18)  

Le ministre de la Défense Hervé Morin n’a pas tenu à claironner sur les toits sa présence à Tours, la semaine dernière. Le furet a cru un instant qu'il profiterait de l'occasion pour rencontrer ses poulains et pouliches du Nouveau Centre 37. Mais les intéressés nous ont affirmé n'être au courant de rien. Renseignements pris, le ministre aurait réuni discrètement quelques-uns de ses collaborateurs de l'Hôtel de Brienne pour bosser dur dans le cadre enchanteur et boisé d'un bel hôtel des environs. Le secret défense et la galanterie nous interdisent d'en dire plus.
En revanche, le furet peut confirmer que le Nelson normand et le marin réfléchissent bel et bien à un rapprochement destiné à faire émerger un parti fort au centre, en s’affranchissant au passage de l’UMP. Ce flirt politique est loin de faire l’unanimité au Nouveau Centre dont plusieurs membres s’interrogent sur les raisons de cette manœuvre périlleuse. Quelques champs de mines menacent, en effet, le frêle esquif tourangeau, comme les frégates de Taïwan ou, pire encore, l’affaire explosive de l’attentat de Karachi.
Car sous le Karachigate, on trouverait, selon le Figaro, l’affaire des sous-marins vendus au Pakistan en 1994, époque où nos deux compères étaient membres du cabinet de François Léotard, alors ministre de la Défense. D’ici à ce que le marin entraîne Morin dans son naufrage, tout ça à cause de sous-marins pakistanais... Il n'y aurait pas des miles nautiques.

rédigé par  Rédigé le 25/01/10 à 18h31
 

Mauvaise humeur

dans "Il mord, il mord le furet" réactions (38)  

Dans un courrier adressé hier aux militants, le secrétaire départemental de l’UMP 37 a annoncé qu’il quittait les fonctions qui lui avaient été confiées quelques mois plus tôt. On savait depuis plusieurs jours que l’intéressé était fort marri de ne pas se trouver en bonne place sur la liste d’Hervé Novelli et qu’il menaçait, par voie de conséquence, de « coller sa dém » au président de la fédération.
En manifestant ainsi sa mauvaise humeur et en choisissant de scénariser son départ, Jean-Luc Matrat rend néanmoins un bien mauvais service à son camp à un moment où il est important de montrer le visage de l'union. Pourtant, le poste qu’il occupait jusqu’à hier le prédisposait moins à recueillir les honneurs de la fonction qu’à servir le parti auquel il appartient. Une leçon à méditer pour son successeur. En politique comme ailleurs, il faut servir avant de se servir.

rédigé par  Rédigé le 21/01/10 à 18h36
 

La dernière ligne droite

dans "Le furet qui fouine" réactions (4)  

L’insoutenable suspense entourant la composition de la liste d’Hervé Novelli est proche de son terme. Et c’est tant mieux. La tête de liste et les leaders de droite s’avouent excédés par les SMS émanant des innombrables candidats à la candidature. La 3e place sur la liste d’Indre-et-Loire, qui sera occupée par un homme appartenant, selon toute vraisemblance, au canal historique de l’UMP, est au cœur de toutes les préoccupations. Les derniers pronostics rapprochaient cette dernière marche du podium de la commune banlieusarde de St-Cyr-sur-Loire.
D’autres, projetant leur regard d’aigle au-delà des élections régionales, spéculent sur les sénatoriales de 2011. Partant du constat que les femmes sont encore insuffisamment représentées dans la vie publique, certains verraient en Yolande de la Cruz une candidate fort présentable ; après s’être fait savonner la planche au moment de prendre la présidence de la Caisse d’Epargne, l’ancienne patronne de Touraine Logement aurait ainsi une formidable occasion de se rattraper. Une chose est sûre : elle a déjà un président pour son comité de soutien en la personne de son propre mari, l’élégant Hubert, maire d’Azay-sur-Cher.

rédigé par  Rédigé le 18/01/10 à 11h30
 

Il faut parfois se cantonner à une certaine prudence

dans "Les potins du furet" réactions (4)  

Toujours très courus, les vœux du Préfet sont l’occasion de croiser quelques visages connus et moins connus et d’assister, parfois, à des scènes cocasses.
C’est ainsi que vendredi soir, sur le point de quitter les salons dorés de la République, un vice-président du conseil général avisa un fringant jeune homme qu’il salua fort aimablement en déclinant son identité. Sans doute pensait-il pouvoir s’étendre avec lui sur un sujet qui le préoccupe au plus au point : le renouvellement, l’an prochain, de son mandat de conseiller général face à un candidat des plus dangereux.
De se tourner vers la jeunesse pour constituer une équipe de campagne n’est pas pour déplaire au vice-président en question : l’occasion était trop belle. Mais ses assauts d’amabilité furent brutalement interrompus quand l’élégant jeune homme lui déclina son identité avec un large sourire : « X, collaborateur de Y ». Le Y en question est le probable futur adversaire cantonal du vice-président. La vie est parfois cruelle !

rédigé par  Rédigé le 17/01/10 à 18h46
 

Sarkozette aurait trouvé un kamikaze

dans "Le furet qui fouine" réactions (3)  

Si l’on en croit une source proche de la présidence du conseil général, Sarkozette aurait enfin trouvé un successeur à son DGS Alain Berger, parti de guerre lasse en fin d'année : selon cette source, il s’agirait d’un préfet hors cadre ayant déjà exercé dans la fonction publique territoriale. L’annonce officielle pourrait avoir lieu lors des vœux de la présidente, le 20 janvier.
Si cette information, encore à prendre au conditionnel, se confirmait, le nouveau DGS serait appelé à aplanir, au plus vite, les différends entre le conseil général et le représentant de l’Etat. Quand on appartient au même corps, on parle aussi le même langage...
Hier, lors de la cérémonie des vœux, cette fois à la mairie de Tours, il n’a échappé à personne que Jean Germain avait rendu un hommage particulièrement appuyé au préfet Joël Fily, voulant certainement démontrer à Sarkozette qu’il était possible de s’entendre avec lui, à condition naturellement d’y mettre un peu du sien. On apprend à tout âge.

rédigé par  Rédigé le 07/01/10 à 17h28
 

Et si le marin changeait d’armateur ?

dans "Les potins du furet" réactions (3)  

Selon la rumeur, le marin serait tenté de quitter subrepticement son rafiot, qui rouille salement en cale sèche, pour prendre le commandement d’un nouveau trois-mâts. L’armateur Morin, qui aura du temps pour s’occuper de sa flotille et de ses chevaux à partir du mois de mars, serait disposé à lui confier la barre du Nouveau Centre 37, d’autant que le leader local d’icelui, le désormais célèbre balladur-de-la-feuille, ne fait pas l’unanimité à l’amirauté. Paris aurait ainsi l’occasion d’ouvrir toute grande l’écoutille pour débarquer l’audioprothésiste (un comble !), tout en nommant capitaine un ancien ministre. Lors des prochains scrutins, le NC tourangeau serait alors en position de concurrencer une UMP en panne de leader. Et de lui opposer des candidats, histoire, comme le plaident déjà plusieurs de ses quartiers-maîtres, de ratisser plus large. Ce qui était folie aux municipales de 2008 deviendrait alors raison. Les centristes ont toujours su naviguer avec le vent.
A la prochaine escale, le marin pourrait aussi renflouer la caravelle UDF, dont les soutes contiennent quelques sacs de métal sonnant et trébuchant, élément indispensable à tout combat naval pour peu que l’on fasse monter à bord de bons matelots et d’habiles moussaillons. Mais ce qu’on connaît de l’équipage risque fort de laisser le marin bien seul à la barre en cas de tempête. Il suffirait qu’une frégate venue de Taïwan ou une torpille envoyée de Karachi secoue la coque pour que le fringant navire se transforme en épave.

rédigé par  Rédigé le 05/01/10 à 20h21
 

L’ABF se met les élus à dos

dans "Les potins du furet" réactions (12)  

Les rapports ont souvent été tendus entre l’architecte des Bâtiments de France (ABF) et les collectivités locales d’Indre-et-Loire, notamment avec la Ville de Tours. Mais au fil du temps, l’excellent Michel Dolfus, pourtant réputé un peu raide, avait su favoriser le consensus avec un Jean Germain plus accommodant que ne l’était son prédécesseur Jean Royer. Mais la nomination d’une nouvelle ABF, Sibylle Madelain-Beau, allait tout changer.
Dès son arrivée à Tours, en 2007, ses premières critiques furent pour la place Anatole France, architecturalement nulle à son goût. Voilà qui augurait mal du lendemain et des travaux à venir comme le tramway ou la rénovation du haut de la rue Nationale, projets qui faisaient consensus, y compris de la part du préfet d’alors, Patrick Subrémon.
A Tours, l’ABF souhaite qu’on mette des pavés entre les rails du tramway, soit un surcoût de plus de 1 M€. Quant à l’hôtel du haut de la rue Nationale – un projet pourtant bien avancé – elle n’en veut carrément plus ! Le maire de Tours et celui de St-Cyr ne cachent plus leur agacement. Il est probable que ces dossiers nécessiteront un arbitrage ministériel rapide.

rédigé par  Rédigé le 29/12/09 à 16h03
 

Dialogue de sourd et muet au conseil municipal de Tours

dans "Il mord, il mord le furet" réactions (6)  

La longue litanie des chiffres qui est l’apanage du vote du budget au conseil municipal de Tours n’est que rarement troublée par les interventions de quelques conseillers d’opposition qui tentent, avec plus ou moins de brio, de se rappeler au bon souvenir de l’assistance. Lors de la dernière séance, on a attendu en vain une Philippique de l’ancien ministre de la Culture. Rien n’est venu. Si le marin était fièrement juché sur le gaillard d’avant, il est demeuré muet comme une carpe, comme si le budget de la Ville de Tours n’était plus son affaire. La présence dans le public de Guillaume Peltier l’a-t-il troublé ? Abandonnant ses colistiers avant le terme du conseil, le marin a préféré sauter dans un TGV pour Paris, méditant le célèbre alexandrin d’Alfred de Vigny : « Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse ».
Il a eu juste le temps d’assister à l’envolée de Benoît Roy, ténor enroué du Nouveau Centre, qui prévoit l’apocalypse pour les travaux du tramway. Désormais surnommé par ses adversaires balladur-de-la-feuille en raison de son entêtement, l’audioprothésiste a été renvoyé dans ses buts par un maire de Tours espiègle qui lui a fait remarquer que déjà, au temps de la construction du magasin Ikea, il s’était fait l’augure d’une catastrophe annoncée.
Mais le marin aura loupé le savoureux moment de l’élection du délégué suppléant à Tour(s) Plus, poste que la majorité avait souhaité réserver à un membre de l’opposition. Le vote a eu lieu à bulletins secrets, la dizaine de conseillers concernés n’ayant pu se mettre d’accord sur un nom. C’est finalement Bruno Lavillatte qui a raflé la mise avec 29 voix, toutes venues – hormis peut-être la sienne – des bancs roses, verts et rouges. Les suffrages de la droite et du centre (nouveau) se sont partagés entre une conseillère soutenue par le marin (4 voix), Benoît Roy (3 voix) et l’ex-refondateur de l’UDF tourangelle. Avec une opposition aussi unie, c’est à se demander si le maire de Tours a encore besoin d’une majorité.

rédigé par  Rédigé le 24/12/09 à 13h00
 

Une Thénardier sommeille en Sarkozette

dans "Il mord, il mord le furet" réactions (2)  

On savait que la présidente du conseil général possédait l’art et la manière de s’attirer les bonnes grâces du représentant de l’Etat. Chacun attendait, avec une impatience non dissimulée, le moment où le nouveau préfet Joël Fily remettrait vertement à sa place la douce Sarkozette.
Certes, il y avait bien eu quelques escarmouches, à la suite des attaques répétées de la présidente contre l’Etat, mais le préfet avait su les contenir avec sérénité. Vendredi dernier, le jour même du débat d’orientations budgétaires au conseil général, il n’a pu tenir plus longtemps, se fendant d’un communiqué courtois mais sec, soulignant que l’Etat contribuait à hauteur de 30 % au budget du Département d’Indre-et-Loire et qu’en 2009, ses dotations s’étaient élevées à plus de 173 M€, soit une augmentation de 2,37 % d'une année sur l'autre.
Cette mise au point avait un motif. Car, incapable de boucler son budget sans recourir à des artifices, Sarkozette a imaginé de faire payer à l’Etat un loyer pour les bâtiments qu’occupent les services de la préfecture. Prétention sans fondement légal, lui rétorque le préfet, rappelant au passage que l’Etat a dépensé 1,8 M€ ces trois dernières années pour l’entretien de ces locaux, soit l’équivalent des 600 000 € de loyer annuel que lui réclame notre effrontée bailleresse. Une vraie Thénardier sommeille en Sarkozette…
Malicieusement, le préfet suggère à la présidente de profiter l’an prochain des 8 ou 9 M€ du Fonds de compensation de la TVA que l’Etat est disposé à lui verser par anticipation, manne qu’elle a refusée en 2009 et qui lui aurait été pourtant bien utile pour équilibrer ses comptes. Si grippes-sous ils étaient, les Thénardier savaient au moins faire feu de tout bois.

rédigé par  Rédigé le 22/12/09 à 20h47