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réactions (5) |
La future réforme des collectivités territoriales, issue pour une bonne part des préconisations de la commission Balladur, donnera à n’en pas douter – l’ancien Premier ministre l’a souvent évoqué – une importance accrue aux communautés de communes et d’agglomération. Les plus importantes de ces dernières se verront dotées de larges compétences, dont certaines relèvent actuellement des conseils régionaux.
Cette perspective n’a pas échappé au maire de Tours. Si le seuil démographique à atteindre est aujourd’hui fixé à 500 000 habitants – ce qui concerne une petite dizaine d’agglomérations françaises – il pourrait être abaissé en fonction de spécificités locales. C’est le point de vue que défend Jean Germain mais aussi, bec et ongles, le sénateur Dominique Leclerc. Plusieurs communes limitrophes s’interrogent sur leur adhésion à la communauté d’agglomération : c’est fait pour celles de la communauté de communes de la Confluence, avec à leur tête Ballan-Miré, qui adhéreront officiellement à Tour(s) Plus le 1er janvier. A cette date, Tour(s) Plus dépassera de peu les 280 000 habitants. On est encore loin du compte...
Mais ça grince du côté du Vouvrillon où le débat est vif. La députée Claude Greff pousse les maires récalcitrants, surtout celui de Vouvray, à sauvegarder l’autonomie de la communauté de communes (21 500 habitants). Même chose à Montlouis-sur-Loire, où le maire Jean Jacques Filleul ne veut pas entendre parler de fusion de sa communauté de communes de l’Est tourangeau (25 500 habitants) avec la métropole tourangelle naissante. Le feuilleton devrait continuer dans les semaines à venir : la commune de La Ville-aux-Dames, qui appartient à la communauté présidée par Jean-Jacques Filleul, pourrait bien céder aux avances de son séducteur de voisin. Qui gagnera la belle ?
Rédigé le 29/08/09 à 19h19




Une refonte territoriale apparaît nécessaire, mais on ne voit rien venir.
Remarque si c'est pour continuer dans les mêmes gabegies... exemples en France:
(on n'a pas ça en Touraine ouf): allocation d'une subvention à la 'lutherie urbaine' (la lutherie consistant à 'faire de la musique' avec tout ce qui vous tombe sous la main, casseroles, bidons etc) de 21000 euros, adoption d'un logo représentant un gastéropode 'ailé et multicolore' pour la bagatelle de 36000 euros....
Rédigé par: Grande lessive | le 01/09/2009 à 10h13
La réforme des collectivités territoriales est nécessaire. Clairement, il est temps que les compétences des différentes institutions soient bien définies, et associées à une fiscalité dédiée et efficace: "Je donne l'impôt à Qui, pour en faire QUOI".
C'est, me semble-t-il, la seule façon de redonner le goût de l'action politique aux Français dans la mesure où celle-ci sera mieux définie, plus transparente, bref plus accessible à la plupart. C'est aussi la seule manière de garantir la continuité des services publics que nous devons aux citoyens, avec cet objectif majeur de les rendre plus qualitatifs et moins gourmands en argent public.
Enfin, au delà des redécoupages ou des fusions qui ne s'effectueront que sur la base du volontariat (dans un premier temps...), les communes doivent - et c'est de la responsabilité des Elus Locaux - travailler ensemble, en se fondant sur le princpe de la solidarité.
Je ne suis pas de ceux qui souhaitent la disparition du Département. Bien au contraire. Au risque de me répéter, il s'agit avant tout de bien redéfinir les compétences de chaque collectivité, et que celles-ci n'y dérogent plus. L'exemple en matière de développement économique est assurément le plus remarquable : commune, communauté de communes, département, région (les pays), l'état, et je ne parlerai bien sûr pas des chambres consulaires au risque de me retrouver "borgne"...; toutes ces institutions assurent une partie de cette compétence, à leur manière... Les entreprises s'y perdent, incontestatblement. Nous n'y comprenons plus rien car les interlocuteurs sont bien trop nombreux, nous perdons du temps, de l'efficacité, et donc, très classiquement, c'est plutôt gourmand en impôts. Bref!
Donc, avant de supprimer, de fusionner..., procédons à un bon élagage des compétences. L'arbre profitera de meilleurs bourgeons, et les fruits seront bien plus savoureux. Donc, oui, je ne suis pas pour la suppression des départements. Toutefois - car le département n'est finalement, sur ses aspects géographiques, que l'expression de simples limites administratives - il nous faut plutôt concevoir des regroupement entre communes et communauté de communes sur la base saine et objective du bassin de vie et/ou d'emplois. A termes, nous devrions proposer à nos usagers l'expression d'une actions politique locale qui se rapproche de leurs habitudes de vie et de consommation. Et cette idée est très "Développement Durable" (Ah RIO, ...), puisqu'elle sous-entend des actions groupées géographiquement en matière de transport, d'accès aux services de santé, aux loisirs, ...Etc. Donc (pour la 3ème fois, mais j'aime assez les digressions, même si je suis loin d'être fataliste, quoique...), nous devons avoir le vrai courage - au delà de dire la vérité - de proposer à nos usagers un territoire harmonieux qui déborde dans certains cas des limites départementales. A titre d'exemple, il est d'une évidence que le bassin de vie et d'emploi est identique entre le SUD OUEST du Département de Loir et Cher et le SUD-EST du Département d'Indre et Loire. Et, c'est pourquoi, je comprends totalement la volonté du Maire de Montlouis/Loire qui propose avec Amboise et ce bout du Département de Loir et Cher un bassin de vie commun. L'identité est la garante de l'attachement d'un territoire par ses habitants. Et si finalement, plus généralement, la Région Centre ne manquerait-elle pas d'une identité formelle? N'est-ce pas l'un des enjeux majeurs des prochaines élections régionales?
Rédigé par: Japa20 | le 01/09/2009 à 15h42
Nos concitoyens en effet se reconnaissent dans le Département et ses élus, car c'est la proximité.
A contrario pour une grande majorité d'entre eux, ils n'identifient pas la Région ni ses élus, trop éloignés de leurs quotidiens.
Demandez donc à un Tourangeau lambda de citer le nom d'un(e) seul(e) élu(e) régional(e) de notre département !
Il faut donc sauver le soldat Département, quitte à lui redonner des compétences supplémentaires, et naturellement redéfinir précisément les compétences respectives de l'ensemble des collectivités territoriales, des EPCI, des Pays et des structures consulaires...
Rédigé par: Paul de Godewarsvelde | le 02/09/2009 à 09h41
La proximité, tu parles, Charles... !
Ne vous êtes vous jamais heurté à une tour d'ivoire.
Les administrés, terme des temps anciens encore usité de nos jours, peuvent parfois éprouver quelques difficultés ou déceptions ne serait-ce que dans la simple prise de contact avec certaines entités locales ou dites décentralisées, dont ont dit à tort ou à raison qu'elles sont les plus aimées, pour exposer et résoudre les problèmes. Les structures traditionnelles n'ont elles pas montré leurs limites. Comme pour les questions d'ordre écologique ou de santé de l'homme, Attend-on d'autres complications (hausse vertigineuses de taxes locales..) pour enfin agir.
Les intercommunalités et communautés d'agglomération, plus jeunes mais pas nécessairement moins aptes, seront, paradoxalement, façe à des baronnies locales, peut être...l'une des réponses adaptées à la crise structurelle que l'on nous fait vivre. A condition bien sûr de ne pas transposer ou dupliquer les modes de gestion installés et considérés comme normaux depuis des décennies.
Rédigé par: elephanteau | le 03/09/2009 à 10h46
Les tours d'ivoire non, mais plus souvent les portes d'ivoire, en effet.
Je crois que nous sommes tous d'accord sur le principe de mutualiser nos moyens. C'est, dite-moi si je m'égare, le principe même de l'expression communautaire.
Maintenant, communes, communauté de communes, ...etc., toutes ces institutions, certes bornées par des règles qui sont assurèment aujourd'hui à redéfinir, ne sont que (le que est à minorer évidemment) des limites territoriales de compétences administratives. La question, et quelle que soit le type de véhicule, c'est bien la qualité du pilote qui garantit la bonne trajectoire d'un parcours.
Je suis encore assez naïf pour penser que l'homme, et l'Elu en particulier, peut encore faire la différence. Je crois en la Politique dans sa définition la plus noble. Je crois aux Femmes et aux Hommes (pas tous, hein, quand même, je ne suis pas aussi c...) qui se battent pour faire aboutir cette idéal du vivre ensemble. Il est vrai que d'autres consacrent plus de temps à se démener pour conserver leur bout de pré carré ou leur strapotin de métro, même si celui-ci amène, à terme, à avoir les fesses douloureuses.
Rédigé par: Japa20 | le 03/09/2009 à 14h53