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Si la reconquête des cantons du Nord et de l’Est de Tours ne sera pas aisée, comme on l’a vu la semaine dernière, la droite a peut-être une fenêtre de tir sur celui de Tours Sud, tenu par l’avocat Claude-Pierre Chauveau. En 2004, l'intéressé, parti depuis exercer sa profession au barreau de Blois, l’avait emporté de justesse face à un candidat disparu, depuis, du paysage politique tourangeau. Il n’est plus un secret que Guillaume Peltier souhaite solliciter l’investiture de l’UMP sur ce canton dont le titulaire de gauche, vice-président du Conseil général, est le plus fervent défenseur des hausses d’impôts décidées par Sarkozette. Exilé à Blois et favorable à la hausse des impôts : voilà un fardeau bien lourd à porter.
Il reste un canton que le Nouveau Centre pourrait bien solliciter. Celui de Tours Ouest, tenu par un Nicolas Gautreau tellement écrasé de travail qu’il a préféré renoncer à son poste de vice-président du Conseil général. Le Nouveau Centre ne manque pas de « zozos » (comme les a appelés Hervé Morin, ministre de la Défense et président du Nouveau Centre, lorsqu'il est passé à Tours) pour se positionner. Reste que face à un Nicolas Gautreau bien implanté, les zozos pourraient bien être barrés à l'Ouest.
Rédigé le 20/10/09 à 20h09




Voilà l'origine des hausses d'impôts au niveau local :
Un rapport de la Cour des comptes remis au Sénat critique sévèrement les 171 millions d'euros dépensés par la France pour sa présidence de l'Union dans le second semestre 2008, l'une des plus coûteuses de l'histoire .
Dans ce rapport publié ce dimanche par Mediapart, la Cour s'interroge particulièrement sur le sommet de l'Union pour la Méditerranée en juillet, financé de manière dérogatoire et sans aucune décision formelle sur le budget de la présidence européenne, pour 16,6 millions d'euros.
91.500 euros de moquette éphémère
Selon la Cour des comptes, ils ont servi notamment à un réaménagement complet du Grand palais pour trois heures de réunion, avec 91.500 euros de moquette éphémère, 194.900 euros de jardinières et 136.000 euros consacré au fond de scène.
Dans une lettre envoyée le 9 octobre au Sénat, le président Philippe Séguin remarque ainsi que les dépenses ont été très supérieures aux présidences françaises précédentes de 1995 (14,1 millions d'euros) et de 2000 (56,9 millions), et aussi à celles des autres présidences les plus récentes, qui se sont situées entre 70 et 80 millions d'euros, souligne la Cour.
Le président de la Cour remarque également que c'est l'Elysée qui aura finalement mobilisé le plus de crédits pour ses réunions, 76 millions d'euros. La programmation et les procédures d'engagement des dépenses sont fortement critiquées.
Logo designé par Philippe Starck
Le logo de la présidence française, montrant des drapeaux européen et français, a profité au célèbre designer, Philippe Starck, qui a empoché 57.408 euros par l'intermédiaire d'un sous-traitant, après une mise en concurrence jugée curieuse par la Cour.
En général, n'y a pas eu d'évaluation de l'intérêt des dépenses et de leur impact, déplore aussi Philippe Séguin, qui estime que l'Union devrait à l'avenir mieux encadrer et organiser ces dépenses.
Rédigé par: Tourangeau | le 26/10/2009 à 07h49