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Qui se cache derrière
le furet?
Faut-il tout dire ? C’est le propre des esprits libres de ne point craindre la vérité et d’en assumer les risques ! Tel est le but des observateurs de la vie politique tourangelle et nationale que nous sommes et dont vous, les électeurs, êtes les acteurs.

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32 notes dans "Il mord, il mord le furet"

Mauvaise humeur

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Dans un courrier adressé hier aux militants, le secrétaire départemental de l’UMP 37 a annoncé qu’il quittait les fonctions qui lui avaient été confiées quelques mois plus tôt. On savait depuis plusieurs jours que l’intéressé était fort marri de ne pas se trouver en bonne place sur la liste d’Hervé Novelli et qu’il menaçait, par voie de conséquence, de « coller sa dém » au président de la fédération.
En manifestant ainsi sa mauvaise humeur et en choisissant de scénariser son départ, Jean-Luc Matrat rend néanmoins un bien mauvais service à son camp à un moment où il est important de montrer le visage de l'union. Pourtant, le poste qu’il occupait jusqu’à hier le prédisposait moins à recueillir les honneurs de la fonction qu’à servir le parti auquel il appartient. Une leçon à méditer pour son successeur. En politique comme ailleurs, il faut servir avant de se servir.

rédigé par  Rédigé le 21/01/10 à 18h36

Dialogue de sourd et muet au conseil municipal de Tours

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La longue litanie des chiffres qui est l’apanage du vote du budget au conseil municipal de Tours n’est que rarement troublée par les interventions de quelques conseillers d’opposition qui tentent, avec plus ou moins de brio, de se rappeler au bon souvenir de l’assistance. Lors de la dernière séance, on a attendu en vain une Philippique de l’ancien ministre de la Culture. Rien n’est venu. Si le marin était fièrement juché sur le gaillard d’avant, il est demeuré muet comme une carpe, comme si le budget de la Ville de Tours n’était plus son affaire. La présence dans le public de Guillaume Peltier l’a-t-il troublé ? Abandonnant ses colistiers avant le terme du conseil, le marin a préféré sauter dans un TGV pour Paris, méditant le célèbre alexandrin d’Alfred de Vigny : « Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse ».
Il a eu juste le temps d’assister à l’envolée de Benoît Roy, ténor enroué du Nouveau Centre, qui prévoit l’apocalypse pour les travaux du tramway. Désormais surnommé par ses adversaires balladur-de-la-feuille en raison de son entêtement, l’audioprothésiste a été renvoyé dans ses buts par un maire de Tours espiègle qui lui a fait remarquer que déjà, au temps de la construction du magasin Ikea, il s’était fait l’augure d’une catastrophe annoncée.
Mais le marin aura loupé le savoureux moment de l’élection du délégué suppléant à Tour(s) Plus, poste que la majorité avait souhaité réserver à un membre de l’opposition. Le vote a eu lieu à bulletins secrets, la dizaine de conseillers concernés n’ayant pu se mettre d’accord sur un nom. C’est finalement Bruno Lavillatte qui a raflé la mise avec 29 voix, toutes venues – hormis peut-être la sienne – des bancs roses, verts et rouges. Les suffrages de la droite et du centre (nouveau) se sont partagés entre une conseillère soutenue par le marin (4 voix), Benoît Roy (3 voix) et l’ex-refondateur de l’UDF tourangelle. Avec une opposition aussi unie, c’est à se demander si le maire de Tours a encore besoin d’une majorité.

rédigé par  Rédigé le 24/12/09 à 13h00

Une Thénardier sommeille en Sarkozette

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On savait que la présidente du conseil général possédait l’art et la manière de s’attirer les bonnes grâces du représentant de l’Etat. Chacun attendait, avec une impatience non dissimulée, le moment où le nouveau préfet Joël Fily remettrait vertement à sa place la douce Sarkozette.
Certes, il y avait bien eu quelques escarmouches, à la suite des attaques répétées de la présidente contre l’Etat, mais le préfet avait su les contenir avec sérénité. Vendredi dernier, le jour même du débat d’orientations budgétaires au conseil général, il n’a pu tenir plus longtemps, se fendant d’un communiqué courtois mais sec, soulignant que l’Etat contribuait à hauteur de 30 % au budget du Département d’Indre-et-Loire et qu’en 2009, ses dotations s’étaient élevées à plus de 173 M€, soit une augmentation de 2,37 % d'une année sur l'autre.
Cette mise au point avait un motif. Car, incapable de boucler son budget sans recourir à des artifices, Sarkozette a imaginé de faire payer à l’Etat un loyer pour les bâtiments qu’occupent les services de la préfecture. Prétention sans fondement légal, lui rétorque le préfet, rappelant au passage que l’Etat a dépensé 1,8 M€ ces trois dernières années pour l’entretien de ces locaux, soit l’équivalent des 600 000 € de loyer annuel que lui réclame notre effrontée bailleresse. Une vraie Thénardier sommeille en Sarkozette…
Malicieusement, le préfet suggère à la présidente de profiter l’an prochain des 8 ou 9 M€ du Fonds de compensation de la TVA que l’Etat est disposé à lui verser par anticipation, manne qu’elle a refusée en 2009 et qui lui aurait été pourtant bien utile pour équilibrer ses comptes. Si grippes-sous ils étaient, les Thénardier savaient au moins faire feu de tout bois.

rédigé par  Rédigé le 22/12/09 à 20h47

Les centristes se disputent les petites cuillères

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Question brûlante ! Le Parti radical, dont nous évoquions le changement de cap hier, participera-t-il à la querelle d’héritage qui déchire les centristes ? Hervé Morin, le président du Nouveau Centre que l'on dit en froid avec l'Elysée, et François Bayrou, le grand manitou du MoDem, se disputent en effet les petites cuillères de l’UDF et en particulier son sigle. Le second a d’ailleurs enjoint le premier de cesser d’utiliser sur son site internet les trois lettres fétiches. Hervé de Charette, qui vient de quitter l’UMP pour le Nouveau Centre, a ajouté à la confusion en annonçant son souhait de faire « renaître » l’UDF. Bigre !
VGE – encore trois lettres ! – n’a pas manqué de se mêler de cette affaire qui angoisse les Français. Sa Majesté, elle-même, a indiqué que la paternité du sigle lui revenait puisque son livre Démocratie française – publié en 1976 – a servi de fondement à l'Union pour la Démocratie française (UDF). La querelle est donc loin d’être vidée. Le furet suggère aux représentants locaux des courants centristes de méditer la célèbre maxime de Francis Blanche, extraite des Tontons Flingueurs : « (...) les chacals se disputent l'empire. On ne peut pas demander plus aux Volfoni (avec Bayrou dans le rôle de Bernard Blier et Morin dans celui de Jean Lefebvre, NDLR) qu'aux fils de Charlemagne ».

rédigé par  Rédigé le 18/12/09 à 11h00

Bonneau, la lanterne rose

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Pour le révérend Bonneau, les ennuis continuent. Le furet ne va pas se lancer dans la litanie des catastrophes de l’année, il l’a déjà fait précédemment.
Mais la dernière qui vient de lui tomber sur la soutane pèse lourd. Selon un sondage commandé par les quotidiens régionaux, seuls 7 % des 2 500 000 habitants de la région Centre connaîtraient le président du Conseil régional. Ce n’est pas beaucoup. Moins, en tout cas, que les 85 % de Pictocharentais qui déclarent connaître Ségolène Royal. Celle-ci est arrivée première au Palmarès des 21 présidents ou présidentes de Régions, alors que François Bonneau a passé la ligne le dernier. En lanterne rose.
Une lanterne singulièrement en panne de lumière ces derniers temps. La constitution des listes de candidats a été un grand moment de souffrance, tant il a fallu composer avec les courants du PS, les chicaneries des alliés du PRG ou les atermoiements du PCF, qui veut y aller tout seul dans quatre départements et qui veut garder ses vice-présidences dans les deux autres. Sans compter le MoDem, qui se fait désirer, et les Verts, qui cassent les pieds à tout le monde. Et puis il y a les équilibres à respecter entre le nord, le sud, l’est, l’ouest et le centre de chaque département, la parité, la diversité, etc. Epuisant. Pour un peu, le révérend Bonneau resterait bien encore quelques temps dans l’anonymat.

rédigé par  Rédigé le 08/12/09 à 20h16

Piquer est ma nature

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La liste qui sera conduite en Indre-et-Loire par Jean Germain aux élections régionales a été soumise aux adhérents du PS pour approbation. C'est la règle au sein du parti et nul ne peut y déroger. Là comme ailleurs, on fait du neuf avec du vieux puisque la très contestée Isabelle Gaudron sauve sa tête en obtenant la deuxième place. Celle réservée à Pierre-Alain Roiron, maire de Langeais et frère de la présidente du Conseil général, est plutôt à ranger au rayon des nouveautés. Faut-il attribuer cette générosité du maire de Tours à une volonté de s’attirer les bonnes grâces de Sarkozette que l’on sait très vigilante sur le destin de son petit frère ?
On a rapporté au furet que les relations entre les deux élus semblaient s’apaiser. D’aucuns louent l’habileté de Jean Germain, d’autres y voient une conséquence de l’éclatement du courant de Laurent Fabius au PS. Mais que tous méditent la morale de la fable de Jean de la Fontaine, « le scorpion et la grenouille », que le furet croit bon ici de rappeler :
« Piquer est ma nature, le reste n'est qu'un leurre.
Chacun de nous, ici, ne fait qu'exécuter
Ce pourquoi il est fait, qu'il soit bon ou méchant.
Rien ne pourra changer la nature des gens.
En pensant le contraire, tu pourrais te tromper. »

rédigé par  Rédigé le 21/11/09 à 17h19

Encore un journal qui capote

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Pub ActeursEco

L’hebdomadaire orléanais Acteurs Eco, qui s’était lancé au mois de juin, a publié son dernier numéro, le dix-huitième, en ce début du mois d’octobre. Encore un journal qui capote… Sale période pour la presse… Pourtant, Acteurs Eco avait mis le paquet, comme on peut le constater ci-dessus. Des âmes chagrines ont trouvé ça de mauvais goût…
Plus sérieusement, le directoire de La Nouvelle République tente de boucler son plan de sauvegarde de l’emploi. Le TGI de Tours, saisi en référé par le comité d’entreprise, a mis son jugement en délibéré au 27 octobre. A cette date, on saura si les journalistes à forte ancienneté pourront encaisser une indemnité de départ de 120 000 €, au lieu des 100 000 € proposés par le directoire.
On dit que l’Association de défense des petits actionnaires de La Nouvelle République (ADPANR) est très remontée contre le directoire. Au point que son président, un journaliste de la rubrique sportive, est allé proposer le bloc d’actions qu’il est censé contrôler à d’autres grands quotidiens de province. On dit aussi qu’un ancien membre du directoire, aujourd’hui à la retraite, le conseille en sous-main. Ledit ancien membre du directoire, grand vizir pendant des lustres, n’a jamais digéré de ne pas être devenu calife à la place du calife. Mais Jacques Saint-Cricq avait un fils…

rédigé par  Rédigé le 16/10/09 à 16h37

Le marin part à l’abordage

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L’ex-ministre de la Culture – et toujours conseiller municipal de Tours – avait pris soin, alors qu’il était installé rue de Valois, de marquer sa distance avec les projets d’aménagement du maire de Tours, de peur d’apporter un quelconque crédit à l’action de ce dernier. On connaît le résultat électoral de cette stratégie de la chaise vide. Mais voilà qu’au conseil municipal de lundi, « l’ex » s’est soudain senti obligé de commenter le projet de rénovation du haut de la rue Nationale.
On a cru, l’espace d’un instant, qu’il se passionnait – enfin – pour l’urbanisme de la ville qu’il a tenté en vain de conquérir. Que nenni ! En fait, l’idée de la municipalité lui plaît surtout parce qu’elle permettra de couler définitivement des bâtiments où, comme il l’a dit devant une assistance ébahie, « on fait de la pseudo-politique » ! Suivez mon regard... Cet abordage, le sabre entre les dents, en a amusé plus d’un. Du côté des élus d’opposition, ceux qui ont compris la fine allusion ont baissé la tête pour mirer le bout de leurs chaussures.
Toujours ce besoin de faire des phrases...

rédigé par  Rédigé le 06/10/09 à 14h30

Les escamotages du révérend Bonneteau

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Le furet a lu dans le journal de samedi que la Région socialiste avait pris l’engagement, lors de son élection, de ne pas augmenter la part régionale de la taxe foncière. Ce n’est pas signé Furax, c’est signé Bonneau. Quel culot ! Un vrai bonimenteur. On va finir par l’appeler le révérend Bonneteau !

Fin 2004, pour le premier budget de la nouvelle mandature, la majorité socialiste conduite par Michel Sapin – dont François Bonneau était le vice-président – augmentait la part régionale de la taxe sur le foncier bâti… de 15,67 % !!!! Enfoncée la Sarkozette, avec ses minables 12,05 % de 2009 ! Il est vrai que depuis, la gauche régionale s’est contentée de l’augmentation naturelle des bases sans toucher aux taux. Partant du principe qu’il vaut mieux déplaire en début de mandat et se faire oublier durant les 5 ans qui suivent.
Pour faire bon poids, les socialistes avaient aussi mis un bon coup de gaz sur la taxe professionnelle (+ 23,5 %) et sur la carte grise, passée de 20,75 € par cheval fiscal à 30 €. Sur une voiture de richard comme la Clio, ça fait 50 €. Et pan sur les nantis. Comme dit le maire UMP de Chartres à son opposition socialiste, les rares fois où elle vote avec lui : « Ah çà, quand il s’agit de relever les impôts, on peut toujours compter sur vous ! » Si la gauche est de plus en plus divisée, elle a appris à multiplier pour mieux régner.
On va rétorquer au furet que le gouvernement actuel ne se débrouille pas mal non plus pour dépenser plus en gagnant moins. Et le rétorqueur n’aurait pas tort. Mais François Fillon évite quand même de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

rédigé par  Rédigé le 27/09/09 à 14h04

Rassemblement de dinosaures au Grand-Pressigny

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La préhistoire a son musée en Touraine. Samedi, ils étaient nombreux pour inaugurer le nouvel équipement culturel conçu par l’architecte Bernd Hoge dans l’enceinte du château du Grand-Pressigny.
Qu’importe si l’endroit est ravitaillé par les ptérodactyles (le furet s’interdit d’employer le mot « corbeau »), ça valait le détour. L’ambiance était très people. Sarkozette, en robe longue, était resplendissante. Elle a parlé en premier, concentrant tous les regards. Après, le père Bonneau a prononcé son homélie. Un long discours où il était question de témoins du passé, de tourisme qui rapproche les hommes... On a failli gober l’hostie à la fin. Marisol Touraine, en chaussures plates pour paraître moins grande, a été obligée de donner du « chère Claude » à son amie Sarkozette. Elle a compensé en donnant aussi du « cher Hervé Novelli » au ministre, qui lui succédait au micro. Match nul.
Mais le furet écoutait à peine. Il regardait deux témoins du passé, comme dirait le révérend Bonneau, que la décence et la courtoisie lui interdisent de traiter de dinosaures, même en ces lieux. Jean Delaneau, l’ancien président du Conseil général, était là. Le ministre du Tourisme a rappelé que le Musée de la Préhistoire c’était lui, et pas la gauche. Et toc, Sarkozette. Et puis il y avait Jean Proveux, l’ancien député popereniste du Sud Touraine. Aaah, Poperen ! Le bon temps où le PS était VRAIMENT à gauche et ne frayait pas avec les anciens Giscardiens. Toute une époque. Pour un peu, on aurait envie d’ouvrir un musée de la préhistoire du parti socialiste.

rédigé par  Rédigé le 22/09/09 à 11h13