Le MoDem auditionnera à Orléans, ce dimanche 29 novembre à l’heure des Vêpres, les candidats aux cinq têtes de liste départementales ; seul le cas du Loir-et-Cher est réglé, puisque le leader désigné par les instances nationales est Marc Fesneau, également chef de file régional. Le jury d’examen sera composé, entre autres, de la mère supérieure Jacqueline Gourault et de son père Joseph, l’ambitieux Marc Fesneau. On s’étonnera au passage que les héritiers de la démocratie chrétienne aient choisi de sacrifier le repos dominical à ces obscurs travaux de charcutage électoral. Le furet les prie de ne pas confondre, à l’avenir, Jour du Seigneur et jour du saigneur.
Pour l’Indre-et-Loire, plusieurs noms sont avancés pour conduire la procession : Pierre Commandeur (des croyants), Alain Devineau et Francis Métivier, leader de l’opposition municipale à Chinon. Le premier, nouveau président du mouvement en Indre-et-Loire, a pour seule gloire politique d’avoir survécu à la grande lessive de la branche tourangelle qui a successivement emporté Colette Girard, Jean-Luc Navard et Guillaume Lapaque. Il est aussi connu pour son intransigeance vis-à-vis du parti socialiste. Et comme nul n’ignore que Jacqueline Gourault a déjà négocié avec les roses son ralliement au second tour des Régionales et qu’elle compte bien préserver son siège de sénatrice en 2011 avec leur soutien, la solution Pierre Commandeur a du plomb dans l’aile.
Il reste les deux autres. Mais Alain Devineau est déjà adjoint au maire de Tours ; ce qui, à l’inverse du précédent, ne participe guère de l’ouverture au centre voulue par la tête de liste socialiste dans le département. Cette annulation des contraires devrait, en toute logique, profiter au dernier nommé, Francis Métivier. Mais la logique ne préside pas toujours, comme chacun sait, aux choix politiques !