Vos      
réactions
Qui se cache derrière
le furet?
Faut-il tout dire ? C’est le propre des esprits libres de ne point craindre la vérité et d’en assumer les risques ! Tel est le but des observateurs de la vie politique tourangelle et nationale que nous sommes et dont vous, les électeurs, êtes les acteurs.

Réseaux      
sociaux


Nuage      
de tags

27 notes dans "Le furet qui fouine"

La dernière ligne droite

réactions (4)  

L’insoutenable suspense entourant la composition de la liste d’Hervé Novelli est proche de son terme. Et c’est tant mieux. La tête de liste et les leaders de droite s’avouent excédés par les SMS émanant des innombrables candidats à la candidature. La 3e place sur la liste d’Indre-et-Loire, qui sera occupée par un homme appartenant, selon toute vraisemblance, au canal historique de l’UMP, est au cœur de toutes les préoccupations. Les derniers pronostics rapprochaient cette dernière marche du podium de la commune banlieusarde de St-Cyr-sur-Loire.
D’autres, projetant leur regard d’aigle au-delà des élections régionales, spéculent sur les sénatoriales de 2011. Partant du constat que les femmes sont encore insuffisamment représentées dans la vie publique, certains verraient en Yolande de la Cruz une candidate fort présentable ; après s’être fait savonner la planche au moment de prendre la présidence de la Caisse d’Epargne, l’ancienne patronne de Touraine Logement aurait ainsi une formidable occasion de se rattraper. Une chose est sûre : elle a déjà un président pour son comité de soutien en la personne de son propre mari, l’élégant Hubert, maire d’Azay-sur-Cher.

rédigé par  Rédigé le 18/01/10 à 11h30

Sarkozette aurait trouvé un kamikaze

réactions (3)  

Si l’on en croit une source proche de la présidence du conseil général, Sarkozette aurait enfin trouvé un successeur à son DGS Alain Berger, parti de guerre lasse en fin d'année : selon cette source, il s’agirait d’un préfet hors cadre ayant déjà exercé dans la fonction publique territoriale. L’annonce officielle pourrait avoir lieu lors des vœux de la présidente, le 20 janvier.
Si cette information, encore à prendre au conditionnel, se confirmait, le nouveau DGS serait appelé à aplanir, au plus vite, les différends entre le conseil général et le représentant de l’Etat. Quand on appartient au même corps, on parle aussi le même langage...
Hier, lors de la cérémonie des vœux, cette fois à la mairie de Tours, il n’a échappé à personne que Jean Germain avait rendu un hommage particulièrement appuyé au préfet Joël Fily, voulant certainement démontrer à Sarkozette qu’il était possible de s’entendre avec lui, à condition naturellement d’y mettre un peu du sien. On apprend à tout âge.

rédigé par  Rédigé le 07/01/10 à 17h28

Dimanche, le MoDem célèbrera à Orléans le jour du saigneur

réactions (16)  

Le MoDem auditionnera à Orléans, ce dimanche 29 novembre à l’heure des Vêpres, les candidats aux cinq têtes de liste départementales ; seul le cas du Loir-et-Cher est réglé, puisque le leader désigné par les instances nationales est Marc Fesneau, également chef de file régional. Le jury d’examen sera composé, entre autres, de la mère supérieure Jacqueline Gourault et de son père Joseph, l’ambitieux Marc Fesneau. On s’étonnera au passage que les héritiers de la démocratie chrétienne aient choisi de sacrifier le repos dominical à ces obscurs travaux de charcutage électoral. Le furet les prie de ne pas confondre, à l’avenir, Jour du Seigneur et jour du saigneur.
Pour l’Indre-et-Loire, plusieurs noms sont avancés pour conduire la procession : Pierre Commandeur (des croyants), Alain Devineau et Francis Métivier, leader de l’opposition municipale à Chinon. Le premier, nouveau président du mouvement en Indre-et-Loire, a pour seule gloire politique d’avoir survécu à la grande lessive de la branche tourangelle qui a successivement emporté Colette Girard, Jean-Luc Navard et Guillaume Lapaque. Il est aussi connu pour son intransigeance vis-à-vis du parti socialiste. Et comme nul n’ignore que Jacqueline Gourault a déjà négocié avec les roses son ralliement au second tour des Régionales et qu’elle compte bien préserver son siège de sénatrice en 2011 avec leur soutien, la solution Pierre Commandeur a du plomb dans l’aile.
Il reste les deux autres. Mais Alain Devineau est déjà adjoint au maire de Tours ; ce qui, à l’inverse du précédent, ne participe guère de l’ouverture au centre voulue par la tête de liste socialiste dans le département. Cette annulation des contraires devrait, en toute logique, profiter au dernier nommé, Francis Métivier. Mais la logique ne préside pas toujours, comme chacun sait, aux choix politiques !

rédigé par  Rédigé le 27/11/09 à 16h13

A gauche, les divisions sans additions possibles multiplient les difficultés

réactions (0)  

Il est bien loin le temps où la gauche, satisfaite d’elle-même, contemplait avec gourmandise la droite empêtrée dans ses alliances impossibles avec le FN. Car aujourd’hui, elle doit affronter un problème autrement plus compliqué.
Comme elle en a l’habitude, elle part en ordre de bataille très dispersé au premier tour des élections régionales de mars. Seulement, la fusion du second tour est embarrassante pour au moins deux raisons : la première est qu’il est compliqué de fusionner à 2, mais encore bien plus à 3, voire à 4 (PS, PC-Front de Gauche, Verts et peut-être MoDem) ; la deuxième est que, pour espérer additionner les voix, il faut d’abord pouvoir additionner les comptes de campagne. Mais le plafond des dépenses autorisées n’augmente pas avec le deuxième tour ! C’est mathématique. La logique comptable et financière pourrait rendre légalement impossible toute fusion de plus de 2 listes.
Certains ténors socialistes qualifient déjà d’inédit et d’insurmontable l’obstacle des fusions au second tour. Il est semble-il plus facile de faire la guerre à ses ennemis que la paix avec ses alliés. Affaire à suivre…

rédigé par  Rédigé le 19/11/09 à 17h06

Sarkozette déboussolée, le neurologue désorienté ?

réactions (5)  

Si elles sont encore éloignées, les cantonales préoccupent déjà les états majors. Pour les caciques de droite comme pour ceux de gauche, l’enjeu est de taille : les premiers voudraient bien faire basculer le Conseil général d’Indre-et-Loire, tandis que les seconds caressent l’espoir d’éjecter la reine Claude de son trône.
Toute présidente sortante qu’elle sera, il lui faudra, c’est la règle au PS, obtenir l’investiture de son parti pour renouveler son bail sur Tours Nord Ouest. Compte tenu des luttes intestines qui règnent chez les roses et du poids des sections de Tours acquises au maire, cela pourrait devenir coton, surtout si on ajoute, pour faire bon poids, une candidature de gauche dissidente. La Sarkozette pourrait bien perdre le nord et s’en trouver toute déboussolée. Reste que la droite devra trouver sur ce canton un candidat – ou une candidate – capable de profiter de la situation.
A Tours Est, l’ex-Verte Monique Chevet aurait décidé de goûter aux joies de la retraite. Décision judicieuce car, là aussi, l’investiture n’était pas acquise. On se souvient qu’Alain Dayan, « l’ami » des commerçants et fidèle de Jean Germain, avait été écarté en 2004 au nom de la parité. On avait choisi une femme pour succéder à Arlette Bosch. Une fois élue grâce à l’appui de cette dernière, l’ex-Verte reconnaissante n’avait eu de cesse que de la critiquer.
Voyant un bon coup à jouer sur un canton où il avait été taillé en pièces en 2004 (37 % contre 63 % à Monique Chevet !), notre neurologue a songé un moment à remettre le couvert. Avant, aux dernières nouvelles, de se repositionner sur le canton de Tours Nord Est, tenu par Frédéric Thomas, un proche du maire de Tours qui sera soutenu sans faille par l’appareil municipal. Un coup à l’Est, un coup au Nord-Est, notre neurologue est un peu désorienté. Pas sûr que 2011 le remette dans le bon sens.
La suite des cantons tourangeaux au prochain numéro.

rédigé par  Rédigé le 13/10/09 à 20h13

Tours drague La Ville-aux-Dames

réactions (5)  

La future réforme des collectivités territoriales, issue pour une bonne part des préconisations de la commission Balladur, donnera à n’en pas douter – l’ancien Premier ministre l’a souvent évoqué – une importance accrue aux communautés de communes et d’agglomération. Les plus importantes de ces dernières se verront dotées de larges compétences, dont certaines relèvent actuellement des conseils régionaux.
Cette perspective n’a pas échappé au maire de Tours. Si le seuil démographique à atteindre est aujourd’hui fixé à 500 000 habitants – ce qui concerne une petite dizaine d’agglomérations françaises – il pourrait être abaissé en fonction de spécificités locales. C’est le point de vue que défend Jean Germain mais aussi, bec et ongles, le sénateur Dominique Leclerc. Plusieurs communes limitrophes s’interrogent sur leur adhésion à la communauté d’agglomération : c’est fait pour celles de la communauté de communes de la Confluence, avec à leur tête Ballan-Miré, qui adhéreront officiellement à Tour(s) Plus le 1er janvier. A cette date, Tour(s) Plus dépassera de peu les 280 000 habitants. On est encore loin du compte...
Mais ça grince du côté du Vouvrillon où le débat est vif. La députée Claude Greff pousse les maires récalcitrants, surtout celui de Vouvray, à sauvegarder l’autonomie de la communauté de communes (21 500 habitants). Même chose à Montlouis-sur-Loire, où le maire Jean Jacques Filleul ne veut pas entendre parler de fusion de sa communauté de communes de l’Est tourangeau (25 500 habitants) avec la métropole tourangelle naissante. Le feuilleton devrait continuer dans les semaines à venir : la commune de La Ville-aux-Dames, qui appartient à la communauté présidée par Jean-Jacques Filleul, pourrait bien céder aux avances de son séducteur de voisin. Qui gagnera la belle ?

rédigé par  Rédigé le 29/08/09 à 19h19

Les socialistes déminent dans l’urgence notre info sur l’alliance avec le MoDem

réactions (14)  

Le furetage d’avant-hier sur les amours coupables du MoDem et du PS a fait réagir les Orléanais et le président Bonneau. Qui a immédiatement fait déminer le terrain par un copain. Le blog de LibéOrléans, tenu par un ancien pigiste de l’Humanité, titrait hier : « L’UMP aimerait jeter le MoDem dans les bras du PS », avec un lien sur le site du furet devenu pour l’occasion porte-parole de l’UMP. Grâce à ce petit service rédactionnel, le journaliste de LibéOrléans a pu remercier la gauche orléanaise de son intervention auprès de la direction du quotidien qui voulait supprimer son blog, l’an dernier, pour insuffisance de résultats.
Si le président Bonneau confirme le scoop du furet, à savoir la tenue d’une réunion lundi avec la patronne régionale du MoDem Jacqueline Gourault et l’évocation du centre nautique de Blois, il nie farouchement l’existence de discussions politiques avec la maison Orange. Comme si la grande prêtresse de la Chaussée-St-Victor, son co-adjuteur Marc Fesneau et une demi-douzaine de membres éminents du PS du Loir-et-Cher étaient venus à Orléans uniquement pour causer piscine. Il n’y a pas de salles de réunion à Blois ?
Le MoDem ne nie pas non plus la rencontre mais, toujours selon LibéOrléans citant un mystérieux cadre du mouvement, commencera seulement « à évoquer ces questions d’alliance au cours de notre université d’été ». On ignore qui est ce cadre du mouvement, mais on sait, en revanche, grâce au quotidien chartrain L’Echo Républicain d’hier, que le MoDem ne veut pas entendre parler de l’UMP. « Il faut être sérieux. Nous ne pouvons pas nous allier avec un parti dont on ne soutient pas la politique qu’il mène au niveau national » déclare Marc Fesneau.
Eric Chevée, président du MoDem en Eure-et-Loir, est plus précis que le mystérieux cadre du mouvement cité par LibéOrléans : « Nous nous réunissons dimanche à Orléans pour parler des Régionales ». A la question de savoir si l’alliance avec le PS est possible, Eric Chevée répond : « Rien n’est exclu ».
De simple « bruit », les fiançailles PS-MoDem risquent de provoquer un vacarme assourdissant dans les semaines à venir. Et de crever les tympans du PC qui veut conditionner sa présence sur une liste commune de la gauche à l'absence du MoDem, nous apprend pour finir l'ancien collaborateur de l'Huma. Qui, pour le coup, doit être dans le vrai.

rédigé par  Rédigé le 10/07/09 à 13h13

Le MoDem et le PS évoquent une fusion des listes aux régionales

réactions (5)  

Lundi à Orléans, le président Bonneau avait poussé les murs de son bureau au conseil régional. Une imposante délégation du Loir-et-Cher s’était déplacée : des élus socialistes, mais aussi des élus du MoDem. A l’ordre du jour, deux points essentiels : a) comment flinguer Momo du 41 au conseil général ; b) sous quelles conditions fusionner les listes PS et MoDem au second tour des élections régionales. Autant dire qu’à côté de ces considérations stratégiques de haut vol, le plan de bataille de Napoléon à Austerlitz passerait presque pour du pipi de chat.
Momo du 41, qui vient de sucrer plus des deux tiers de la subvention promise à l’agglo socialiste de Blois pour son superbe projet de centre nautique (1 M€ au lieu de 3,5 M€), commence à taper sérieusement sur les nerfs du duo municipal Gricourt-Degruelle. Qui serait mûr pour dézinguer l’ennemi commun au côté de l'ancienne giscardienne Jacqueline Gourault. Comme disait l'ami Tocqueville, « en politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés ».
Mais la noce pourrait se prolonger... jusqu’aux régionales de 2010. Bayrou a demandé à ses troupes de présenter une liste au premier tour. Au second, c’est ouvert... Et le MoDem de la région Centre serait, semble-t-il, prêt à s’allier à la liste PS... en contrepartie de quelques strapontins à la tribune de l’Hôtel de Région. En 1998, sitôt dans le fauteuil présidentiel, Michel Sapin avait porté le nombre de vice-présidences de 10 à 15 ; ça laisse un peu de place pour faire asseoir les nouveaux amis.
Du coup, se pose la question d’une éventuelle alliance entre Oranges et Verts, dont le furet avait eu quelques échos (lire le post du 30 juin). Aux dernières nouvelles, le projet coincerait un peu, l’une des seules élues Vertes fréquentables, Agnès Thibal, privilégiant une alliance avec les socialistes. Avec un axe Rose-Orange-Vert-Rouge, les Bleus n’ont qu’à bien se tenir. Mais n’est pas la Grande Armée qui veut.

rédigé par  Rédigé le 08/07/09 à 15h05

Le canton de Tours Nord-Est devrait rester sur la 2e circonscription

réactions (1)  

L’ordonnance fixant la nouvelle répartition des sièges de députés est à la signature. En Indre-et-Loire, le canton de Tours Nord-Est devrait finalement rester sur la 2e circonscription, actuellement tenue par Claude Greff (UMP). La commission de contrôle du découpage électoral, présidée par Yves Guéna, avait bien proposé d’amender le projet du gouvernement en détachant ce canton de la 2e pour le rattacher à la 1ère, circonscription du centre-ville qui s’est choisi en 2007 pour député le socialiste Jean-Patrick Gille. Alain Marleix, le secrétaire d’Etat en charge du dossier, n’a finalement pas tenu compte de l’avis des sages.
Une bonne nouvelle pour le futur candidat UMP sur la 1ère qui aurait eu à compenser le poids de ce canton désormais détenu par Frédéric Thomas (PS), adjoint aux finances et proche de Jean Germain. Il est toutefois difficile de préjuger du vote sur ce canton historiquement de centre-droit, qui a eu successivement pour élus Michèle puis son époux Jean-Paul Beuzelin. Au second tour des législatives de 2007, il avait voté à 52,6 % pour Claude Greff, mais à 54,4 % pour Frédéric Thomas au second tour des cantonales de 2004.

rédigé par  Rédigé le 30/06/09 à 17h57

Philippe Le Breton prépare son 18 Brumaire

réactions (1)  

Lassé de son entourage au point qu’il ne ferait plus que de brèves apparitions dans sa mairie de Joué-lès-Tours, Philippe Le Breton ne reconnaît plus désormais qu’un seul et unique don à certains de ses adjoints : celui de l’agacer au plus haut point. Il envisage donc de remplir une charrette entière avec ces « incapables » et de leur sucrer leur délégation puisqu’il n’a pas le pouvoir de les priver de leur poste d’adjoint. Mais encore faut-il que l’ensemble de sa majorité avalise ce 18 Brumaire municipal.
Pour réussir, il faut agir vite : organiser le coup d’état en supprimant les délégations aux adjoints honnis, puis démissionner de son poste de maire avant de provoquer, dans la foulée, une nouvelle élection interne au conseil municipal. Le but de la manœuvre étant naturellement d’être réélu confortablement pour asseoir une nouvelle légitimité en disposant d’une majorité totalement à sa main.
Mais un grain de sable pourrait se glisser dans cette combinaison savamment ourdie. Quelques éléments de la majorité, sa sachant sur la sellette, seraient prêts à pousser dans le fauteuil du maire l’actuel 1er adjoint, Francis Gérard, qui guette l’occasion, tapi dans l’ombre.
Philippe Le Breton ayant montré ces derniers temps à quel point il pouvait être imprévisible, le scénario peut encore changer. Une chose est certaine : l’ambiance est promise à se détériorer à vitesse grand V au sein de la majorité municipale, chacun se demandant s’il est, ou non, dans le collimateur d’un maire de plus en plus fébrile (Observator).

rédigé par  Rédigé le 23/06/09 à 12h45