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Qui se cache derrière
le furet?
Faut-il tout dire ? C’est le propre des esprits libres de ne point craindre la vérité et d’en assumer les risques ! Tel est le but des observateurs de la vie politique tourangelle et nationale que nous sommes et dont vous, les électeurs, êtes les acteurs.

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27 notes dans "Le furet qui fouine"

Au Conseil général, les fuites continuent

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La présidente continue à tirer tous azimuts. Tout le monde en a pris pour son grade, hier jeudi lors de l’examen du budget supplémentaire 2009 du Conseil général d’Indre-et-Loire. La droite, elle est habituée. Philippe Le Breton, il l’a cherché. Mais les attaques contre la Région et Tour(s) Plus, deux collectivités gérées par la gauche, sont plus étonnantes. L’avenir nous dira comment auront réagi leurs présidents respectifs, assis hier côte à côte à la tribune du Conseil régional à Orléans.
Nul doute qu’ils auront apprécié en connaisseurs les nouvelles foucades de Sarkozette, qui doit certainement beaucoup plus préoccuper François Bonneau que sa propre opposition régionale. D'ailleurs, cette dernière a soigneusement évité, hier, de le titiller sur ses voyages en avion. A vrai dire, on s’en doutait un peu… Côté voyages, le Département d’Indre-et-Loire n’est pas mal non plus. Après Alain Berger, ce serait au tour de François Cornuz, directeur général de Val Touraine Habitat (l’ex-OPAC 37), de faire ses valises. L’histoire ne dit pas pourquoi ce socialiste bon teint aurait décidé de partir moins d’un an après être arrivé en Touraine pour prendre la direction de cet organisme dépendant de Sarkozette. Mais là aussi, on s’en doute un peu. Au Conseil général, on ne se pose pas la question de savoir s’il y a un pilote dans l’avion, mais on se demande s’il va rester des passagers.

rédigé par  Rédigé le 19/06/09 à 19h32

Un avion de la Région pour soutenir le parachuté Weber

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S’il prône le développement durable, le président du Conseil régional n’économise guère l’énergie quand il doit se déplacer. Pour rejoindre à tire-d’aile ses amis socialistes et sa cheftaine Martine Aubry au meeting de Clermont-Ferrand, le 4 mai dernier, il n’a pas hésité à affréter, aux frais de la collectivité, un avion-taxi. Qui n’est pas, comme chacun le sait, un mode de déplacement très écologiquement responsable.
Ce même 4 mai, François Bonneau avait pourtant consacré une après-midi tout entière aux économies d’énergie. A 15 h, il visitait une PME qui développe des solutions pour consommer moins de courant ; à 16 h, il en visitait une autre qui fabrique des convertisseurs pour l’électricité d’origine photovoltaïque ou éolienne ; à 18 h enfin, il ouvrait les travaux du Forum territorial d’Amboise, à la salle des fêtes de la ville, dans le cadre de l’Agenda 21, un plan d’action en faveur du développement durable auquel souscrit l’exécutif socialiste de la Région Centre.
Mais le président Bonneau s’est éclipsé très vite de la salle des fêtes d’Amboise. Et pour cause, il était attendu à l’aérodrome de Dierre, à une dizaine de kilomètres de là, pour embarquer dans un petit appareil quadriplace qui devait l’emmener à Clermont-Ferrand où débutait à 19 h le grand meeting socialiste pour les élections européennes. Le monomoteur a décollé de Dierre à 18 h 45 et atterri à Clermont-Ferrand aux alentours de 20 h. Le président Bonneau aura pu ainsi tenir son rang au côté de la tête de liste parachutée Henri Weber et surtout assister au grand discours de Martine Aubry, prévu pour 20 h 30.
Nous avons de bonnes raisons de croire que le conseil régional du Centre a réglé la facture, aux frais du contribuable. Pour un trajet aller-retour sur cette distance, il faut compter entre 2 000 € et 3 000 € sans la TVA. Mais le président Bonneau a peut-être l’intention de réintégrer cette somme dans ses comptes de campagne pour les prochaines élections régionales.
En tout cas, les socialistes auront appris une chose. A la Région, il n’y a peut-être pas de pilote dans l’avion, mais François Bonneau est installé confortablement sur le siège passager.

rédigé par  Rédigé le 15/06/09 à 10h15

Les dessous d’une candidature

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Dimanche soir, Sophie Auconie sera, selon toute vraisemblance, députée européenne. Mais le landerneau s’interroge encore sur la valse-hésitation qui a précédé la désignation de la deuxième de la liste UMP-NC sur la région Centre-Massif central.
La candidate initialement investie par le Nouveau Centre, Manon Fouquet, avait pourtant de nombreux atouts. Jeune, pourvue d’un CV tenant la route, polyglotte – ce qui peut être utile à Bruxelles – elle semblait réunir tous les suffrages, surtout ceux de son parrain, le remuant député d’Eure-et-Loir Philippe Vigier. Le 28 mars dernier, le président du mouvement, Hervé Morin, se fendait même d’un courrier de soutien à la représentante de son parti.
Mais la jeunesse impatiente de la directrice du centre hospitalier de Bois-Gibert allait couler sa candidature. Peu, voire pas du tout consultés lors de la procédure de désignation de Manon Fouquet, les baronnets tourangeaux du Nouveau Centre prenaient vite ombrage de son activisme débordant et de sa méconnaissance des usages, notamment du respect dû aux anciens. Dernier reproche : l’annonce des fiançailles de la belle avec un militant de l’UMP. Clouée au pilori pour délit d’inceste avec le parti frère ! C’en était fini des rêves européens de la jeune femme…
Nous sommes alors en avril et le temps presse. Au Nouveau Centre, les plus fins politiques évoquent le nom de Colette Girard, adjointe au maire socialiste de Tours et exclue du MoDem pour cette raison. Un joli pied de nez à François Bayrou et à Jean Germain. Mais le débauchage échoue après le veto d’Hervé Morin. On songe alors à Brigitte Fouré, ancien maire… d’Amiens et députée européenne sortante. Nouvelle levée de boucliers des baronnets qui rappellent que la place a été négociée pour une tourangelle. La suite, on la connaît…

rédigé par  Rédigé le 04/06/09 à 20h25

Un nouveau préfet peut en cacher un autre

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Perdu le furet ! C’est finalement Joël Fily, actuel directeur de l’administration de la police nationale, qui sera nommé préfet d’Indre-et-Loire au conseil des ministres d'aujourd'hui. Peut-être pour mieux fliquer Sarkozette. Exit Michel Lafon... Le plus ennuyeux, c’est que le furet a « enduit d’erreur » un journal local qui a repris notre faux scoop dans l'édition de ce jour. Le furet présente ses plus plates excuses au journal en question.
Né en 1953, Joël Fily, Sciences Po et ENA, a été sous-préfet de Béthune jusqu'en 2003, peu de temps après la réélection du célèbre Jacques Mellick, l'homme qui roulait à 280 km/h entre Paris et Béthune. Précédemment, notre nouveau préfet avait exercé les fonctions de directeur de cabinet d’Eric Raoult au ministère de la Ville (1995-1997). Autant dire que sa sensibilité politique ne correspond pas tout à fait à celle affichée par Sarkozette. On s'en doutait un peu...

rédigé par  Rédigé le 03/06/09 à 10h44

Avec le nouveau préfet, il pourrait y avoir du sport

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A l’ordre du jour du conseil des ministres de mercredi ou de celui qui suivra les élections européennes de dimanche prochain, sera inscrit en bonne place l’habituel jeu de chaises musicales des mouvements préfectoraux. Après furetage, il semblerait que le choix se soit porté sur Michel Lafon pour la plus haute fonction de représentant de l’Etat en Indre-et-Loire. Rien n’est encore définitivement arrêté, mais cet ancien professeur d’éducation physique, âgé de 62 ans, serait pressenti pour succéder à Patrick Subrémon, de quelques mois son cadet.
Après avoir débuté en 1984 comme arpète dans le cabinet d’Alain Calmat, alors ministre délégué à la Jeunesse et aux Sports du gouvernement de Laurent Fabius, Michel Lafon a gravi patiemment les échelons de l’administration pour prendre son premier poste de préfet à l’âge de 59 ans, dans la Meuse, avant de rejoindre l’année suivante l’Orne et Alençon, où il est toujours en poste. Si cette nomination était confirmée, l’Indre-et-Loire pourrait bien être l'ultime affectation de ce sportif, passionné de courses automobiles. Face à une spécialiste des dérapages incontrôlés, il aura à cœur de montrer la qualité de sa tenue de route (Observator).

rédigé par  Rédigé le 31/05/09 à 19h45

Le troupeau perd son Berger

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Nouveau rebondissement au conseil général d’Indre-et-Loire qui n’en est pas avare depuis le printemps 2008. Le directeur général des services Alain Berger, en place depuis l'arrivée du nouveau pouvoir, est sur le départ. Ce haut fonctionnaire, passé par le cabinet de deux ministres socialistes de l’Agriculture, Henri Nallet puis Jean Glavany, et la direction de plusieurs administrations et organismes importants, toujours dans le domaine agricole (Inao, Ofimer, Interfel), aurait préféré jeter l’éponge, las – dit-on – de supporter Sarkozette, son doux caractère et ses méthodes de management de cosaque. On ignore si la présidente a trouvé un successeur à son directeur général : pour dénicher l’oiseau rare, elle peut compter sur le cabinet Progress de Jean-Paul Huchon, spécialisé dans le recrutement des cadres de collectivités territoriales et des collaborateurs d’élus... plutôt étiquetés à gauche. Un petit boulot pour le président du Conseil régional Ile-de-France qui avait avoué aux juges, lors de son récent procès, avoir un peu de mal à boucler ses fins de mois.
Claude Roiron aura, en tout cas, fort à faire si elle veut renouer des liens de bon voisinage avec le nouveau préfet, dont la nomination est attendue, selon des sources proches du ministère de l’Intérieur, après les élections européennes. Car si François Fillon remanie son équipe gouvernementale – et nomme, par exemple, un nouvel occupant place Beauvau –, il y aura des collaborateurs de cabinets ministériels à recaser dans la préfectorale. La tendance étant à la nomination de préfets « politiques » – la promotion de Patrick Stéfanini en Région Auvergne en est la preuve – il y a fort à parier que l’Indre-et-Loire sera dotée d’un représentant de l’Etat à poigne pour tenir le choc face à Sarkozette qui commence à faire parler d’elle en haut lieu. Ça promet un été meurtrier.

rédigé par  Rédigé le 30/05/09 à 14h36

Hard school confidential

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Qui osera encore dire que l’Education Nationale ne s’occupe pas de l’émancipation de nos chères têtes blondes ? Pour s’en convaincre, il suffit de taper « Inspection éducation nationale Tours » sur Google et cliquer sur le lien proposé. Une fois parvenu sur la page d’accueil, cliquer à nouveau sur le mot en rouge, situé en bas à gauche : Education 37. Et là, tout le monde pourra constater que l’administration est en pointe, si l’on ose dire, en matière d’enseignement des sciences naturelles. Nos bambins sauront désormais éviter les MIT (maladies intellectuellement transmissibles) puisque ledit lien les amène directement sur un site pornographique des plus "hard". Et ils réviseront leur latin en reprenant en cœur la célèbre chanson des carabins : « besare, besare clamaverunt omnes » !
L’un dans l’autre, il faut reconnaître à notre Education Nationale une certaine audace pédagogique. Nous nous interrogeons pour savoir quelle sera sa durée de réaction avant une demande de retrait du site à l’hébergeur (Observator).

rédigé par  Rédigé le 19/05/09 à 17h52

Ne plus travailler pour gagner plus

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Qui a dit que l’enseignement supérieur manquait de moyens ? A Tours, l’Université François-Rabelais remet à neuf ses locaux de la place Anatole-France pour y loger une centaine des membres de son administration. Coût de l'opération : entre 600 000 et 800 000 €. Il n’y aurait rien à redire si l’administration en question n’avait prévu de déménager d’ici à trois ans dans les locaux de la caserne du boulevard Thiers, que doit récupérer la Ville de Tours après le départ de l’Ecole d’application du train. Avec certainement une nouvelle facture de rénovation, bien salée, à l’appui. 
Autre nouvelle qui fera plaisir au contribuable : les professeurs d’Université actuellement en grève sont toujours payés. Ils refusent, en effet, d’adresser à l’administration le document obligatoire de déclaration individuelle de grève, estimant que la demande est illégale et que c’est aux services de l’Université de vérifier leur présence.
Encore mieux ! La grève va leur rapporter de l’argent ; ils seront payés en heures supplémentaires dès lors qu’ils donneront des cours de rattrapage aux étudiants qui en ont été privés durant un trimestre ! De l’art de ne plus travailler pour gagner plus… Michel Audiard avait tort quand il disait que deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche. Ils ne vont pas loin, mais ils sont mieux payés (Observator).

rédigé par  Rédigé le 11/05/09 à 13h03

Le furet est démasqué

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Le furet est sorti de son terrier. C’est un bloggeur qui l’a poussé hors de son trou http://www.touraineblogs.com/ ce lundi 4 mai. Il est content le bloggeur. Et il titre son petit billet d’un malicieux : « Nous aussi on a fureté… ». C’est bien : à l’occasion, on lui fera un petit cadeau. Ce sont bien les deux personnages cités dans son billet qui se cachaient derrière le furet ; comme le petit Poucet, ils avaient laissé des cailloux blancs derrière eux pour qu’un malin les ramasse. Le furet n’est pas un corbeau… D’autant que les corbeaux, ça finit parfois mal, comme Pierre Larquey dans le film d’Henri-Georges Clouzot. Mais il y a aussi d’autres petits mustélidés qui apportent leurs prises. Ceux là, il faudra encore fureter un peu pour les déterrer.
Les furets faits aux pattes par le bloggeur appartiennent, en effet, à un parti politique. Ça ne les empêche pas de se sentir des esprits libres, cher piégeur de furets. L’un se réclame d’un gaullisme de gauche, l’autre est libéral, mais ils ne comptent pas se gêner pour dire ce qu’ils pensent de certaines attitudes de leur famille politique. D’ailleurs, ils ont un peu commencé. Tout le monde – ou presque – aura droit à son coup de griffe. Attention ! Le furet peut être de mauvaise foi. Il est possible de l’éduquer mais il est très têtu. Et que les esprits chagrins ne se réjouissent pas trop vite : on sait qu’avec une bonne hygiène de vie, une alimentation adaptée et des soins, il peut vivre très longtemps.

rédigé par  Rédigé le 04/05/09 à 19h36

François Bayrou apparaîtra aux fidèles, le 27 mai à Tours

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François Sou-Bayrou, le petit berger des Pyrénées, apparaîtra aux fidèles le 27 mai à Tours. Sauf contretemps… Il se rendra ensuite à Blois pour assister à une messe dite par son égérie régionale, la sénatrice Jacqueline Gourault, celle que les adhérents du MoDem appellent, avec respect et dévotion, « la mère supérieure ».
A Tours, les fidèles du mouvement demanderont peut-être à leur chef vénéré de toucher les écrouelles, des fois que ça pourrait les guérir. Il faut dire que depuis l’éviction de Colette Girard, ça ne va pas fort à la Fédé 37. Elle vient d'être mise sous tutelle, pour la deuxième fois, sous la férule de la mère supérieure et de l’abbé Marc Fesneau, coadjuteur et conseiller régional du Centre.
La sénatrice va sans doute user de toute son influence pour que l'archidiaconné d'Indre-et-Loire soit doté rapidement d’une structure nouvelle. Au jeu des pronostics, Guillaume Lapaque n’est pas mal placé pour occuper le fauteuil de président-archidiacre, même si le furet a joué quelques liards sur Henri Zamarlick. A défaut de devenir vice-président du conseil général comme le lui a proposé Claude Roiron, il pourrait se consoler avec la présidence du Modem 37. C’est quand même un titre plus ronflant !

rédigé par  Rédigé le 03/05/09 à 13h29