Vos      
réactions
Qui se cache derrière
le furet?
Faut-il tout dire ? C’est le propre des esprits libres de ne point craindre la vérité et d’en assumer les risques ! Tel est le but des observateurs de la vie politique tourangelle et nationale que nous sommes et dont vous, les électeurs, êtes les acteurs.

Réseaux      
sociaux


Nuage      
de tags

55 notes dans "Les potins du furet"

Pour 500 000 euros, t'as plus rien !

réactions (7)  

La dernière commission permanente du conseil général a été, une fois encore, l’occasion de quelques turbulences au point que Jean-Yves Couteau, élu de St-Cyr-sur-Loire, a quitté la séance. L’objet du litige est, semble-t-il, le logement du nouveau DGS, Pierre Guinot-Delery, un particulier du boulevard Béranger qui faisait bien l'affaire de ses prédécesseurs mais qui ne conviendrait pas à l'ancien secrétaire général de la Ville de Paris. Après les fastes de la vie préfectorale, on veut bien comprendre qu’il ne se satisfasse pas des huit pièces qui lui sont dévolues. On parle donc de lui acheter un nouveau logement de fonction pour un budget de 500 000 euros. Mais à ce prix là, qui représente tout de même une jolie somme pour le contribuable, on n'a plus grand chose en centre-ville. Sarkozette qui, si on additionne ses indemnités de présidente de conseil général, de conseillère municipale, d'inspectrice de l'académie de Paris et quelques jetons de présence, doit bien avoisiner les 12 000 euros mensuels, pourra peut-être donner un petit coup de main à son nouveau collaborateur.
Par ailleurs, les paris vont bon train sur la durée de ce nouveau DGS... ou plus exactement sur le temps qu'il mettra à se fâcher avec sa patronne. Les plus optimistes prévoient six mois, juste le temps nécessaire à l'aménagement de son futur logement ! Mais qu’il se rassure, le déménagement sera à la charge du conseil général !!!

rédigé par  Rédigé le 05/03/10 à 10h54

Ils ont déjà mis les voiles

réactions (10)  

La manifestation organisée samedi dernier dans les rues de Tours par la section féminine du centre d’information sur le culte musulman, dont l’animatrice n’est autre que l’épouse du converti Mohamed François Bordenave, n’a guère servi la cause de ses initiateurs mais plutôt celle du Front national. Celui-ci avait délégué trois observateurs attentifs qui se sont empressés de faire des photos, immédiatement mises en ligne sur le site frontiste.
Cette manifestation a été largement relayée par les médias – il y avait d’ailleurs plus de journalistes que de manifestants – dont les plus attentifs auront remarqué que certaines des – rares – femmes voilées avaient fait des frais de toilette uniquement pour la circonstance.
A qui profite le crime ? Au PS bien sûr, dont l’intérêt objectif est de pousser certains électeurs islamophobes à s’exprimer lors du scrutin des prochaines régionales. Le but est, bien entendu, de placer le FN au-delà du seuil des 10 % pour qu’il se maintienne au second tour et assure, de facto, la victoire de la gauche en région Centre. Une tentative désespérée d'un exécutif régional qui craint d'être obligé de mettre les voiles le 22 mars au matin. Même Martine Aubry, qui voyait il n'y a pas si longtemps une France toute rose après les Régionales, considère désormais que la région Centre est en grand péril.
La ficelle de la manipulation est grosse et discrédite ceux qui jouent ainsi les apprentis sorciers, les mêmes qui se targuent de démocratie et accusent l’Elysée de vouloir récupérer les électeurs frontistes. La vieille ficelle mitterrandienne n'est pas encore tout à fait usée.

rédigé par  Rédigé le 12/02/10 à 09h31

La présidente fait un four malgré ses petits fours

réactions (6)  

Si Claude Roiron souhaitait tester sa popularité avec un « congrès des maires bis » sur la réforme de la territorialité, elle connaît désormais la réponse. Sa réunion au gymnase de Parçay-Meslay a fait un flop retentissant.
Sarkozette n’avait pourtant pas lésiné sur les moyens : invitations tous azimuts, vaste buffet pour au moins 300 convives... Sauf qu’il n’y en avait que 80 ! Et la moitié d’entre eux était des collaborateurs du conseil général qui, comme chacun sait, ne manque pas de bouches à nourrir depuis la vague d’embauches décidée par la présidente. On a aussi aperçu quelques conseillers municipaux de gauche, les maires devant sans doute être occupés ailleurs. Exception faite, bien sûr, de celui de Langeais, Pierre-Alain Roiron. C’est beau, la famille.
Voilà qui augure mal des ambitions sénatoriales de Sarkozette, car il est manifeste qu’un mot d’ordre avait circulé pour faire de cette réunion un four retentissant. Espérons pour elle que, le jour venu, Sarkozette trouvera le maire qui recueillera son consentement. Sinon, il faudra filer à Las Vegas.

rédigé par  Rédigé le 30/01/10 à 19h21

Une attaque sous la ligne de flottaison

réactions (18)  

Le ministre de la Défense Hervé Morin n’a pas tenu à claironner sur les toits sa présence à Tours, la semaine dernière. Le furet a cru un instant qu'il profiterait de l'occasion pour rencontrer ses poulains et pouliches du Nouveau Centre 37. Mais les intéressés nous ont affirmé n'être au courant de rien. Renseignements pris, le ministre aurait réuni discrètement quelques-uns de ses collaborateurs de l'Hôtel de Brienne pour bosser dur dans le cadre enchanteur et boisé d'un bel hôtel des environs. Le secret défense et la galanterie nous interdisent d'en dire plus.
En revanche, le furet peut confirmer que le Nelson normand et le marin réfléchissent bel et bien à un rapprochement destiné à faire émerger un parti fort au centre, en s’affranchissant au passage de l’UMP. Ce flirt politique est loin de faire l’unanimité au Nouveau Centre dont plusieurs membres s’interrogent sur les raisons de cette manœuvre périlleuse. Quelques champs de mines menacent, en effet, le frêle esquif tourangeau, comme les frégates de Taïwan ou, pire encore, l’affaire explosive de l’attentat de Karachi.
Car sous le Karachigate, on trouverait, selon le Figaro, l’affaire des sous-marins vendus au Pakistan en 1994, époque où nos deux compères étaient membres du cabinet de François Léotard, alors ministre de la Défense. D’ici à ce que le marin entraîne Morin dans son naufrage, tout ça à cause de sous-marins pakistanais... Il n'y aurait pas des miles nautiques.

rédigé par  Rédigé le 25/01/10 à 18h31

Il faut parfois se cantonner à une certaine prudence

réactions (4)  

Toujours très courus, les vœux du Préfet sont l’occasion de croiser quelques visages connus et moins connus et d’assister, parfois, à des scènes cocasses.
C’est ainsi que vendredi soir, sur le point de quitter les salons dorés de la République, un vice-président du conseil général avisa un fringant jeune homme qu’il salua fort aimablement en déclinant son identité. Sans doute pensait-il pouvoir s’étendre avec lui sur un sujet qui le préoccupe au plus au point : le renouvellement, l’an prochain, de son mandat de conseiller général face à un candidat des plus dangereux.
De se tourner vers la jeunesse pour constituer une équipe de campagne n’est pas pour déplaire au vice-président en question : l’occasion était trop belle. Mais ses assauts d’amabilité furent brutalement interrompus quand l’élégant jeune homme lui déclina son identité avec un large sourire : « X, collaborateur de Y ». Le Y en question est le probable futur adversaire cantonal du vice-président. La vie est parfois cruelle !

rédigé par  Rédigé le 17/01/10 à 18h46

Et si le marin changeait d’armateur ?

réactions (3)  

Selon la rumeur, le marin serait tenté de quitter subrepticement son rafiot, qui rouille salement en cale sèche, pour prendre le commandement d’un nouveau trois-mâts. L’armateur Morin, qui aura du temps pour s’occuper de sa flotille et de ses chevaux à partir du mois de mars, serait disposé à lui confier la barre du Nouveau Centre 37, d’autant que le leader local d’icelui, le désormais célèbre balladur-de-la-feuille, ne fait pas l’unanimité à l’amirauté. Paris aurait ainsi l’occasion d’ouvrir toute grande l’écoutille pour débarquer l’audioprothésiste (un comble !), tout en nommant capitaine un ancien ministre. Lors des prochains scrutins, le NC tourangeau serait alors en position de concurrencer une UMP en panne de leader. Et de lui opposer des candidats, histoire, comme le plaident déjà plusieurs de ses quartiers-maîtres, de ratisser plus large. Ce qui était folie aux municipales de 2008 deviendrait alors raison. Les centristes ont toujours su naviguer avec le vent.
A la prochaine escale, le marin pourrait aussi renflouer la caravelle UDF, dont les soutes contiennent quelques sacs de métal sonnant et trébuchant, élément indispensable à tout combat naval pour peu que l’on fasse monter à bord de bons matelots et d’habiles moussaillons. Mais ce qu’on connaît de l’équipage risque fort de laisser le marin bien seul à la barre en cas de tempête. Il suffirait qu’une frégate venue de Taïwan ou une torpille envoyée de Karachi secoue la coque pour que le fringant navire se transforme en épave.

rédigé par  Rédigé le 05/01/10 à 20h21

L’ABF se met les élus à dos

réactions (13)  

Les rapports ont souvent été tendus entre l’architecte des Bâtiments de France (ABF) et les collectivités locales d’Indre-et-Loire, notamment avec la Ville de Tours. Mais au fil du temps, l’excellent Michel Dolfus, pourtant réputé un peu raide, avait su favoriser le consensus avec un Jean Germain plus accommodant que ne l’était son prédécesseur Jean Royer. Mais la nomination d’une nouvelle ABF, Sibylle Madelain-Beau, allait tout changer.
Dès son arrivée à Tours, en 2007, ses premières critiques furent pour la place Anatole France, architecturalement nulle à son goût. Voilà qui augurait mal du lendemain et des travaux à venir comme le tramway ou la rénovation du haut de la rue Nationale, projets qui faisaient consensus, y compris de la part du préfet d’alors, Patrick Subrémon.
A Tours, l’ABF souhaite qu’on mette des pavés entre les rails du tramway, soit un surcoût de plus de 1 M€. Quant à l’hôtel du haut de la rue Nationale – un projet pourtant bien avancé – elle n’en veut carrément plus ! Le maire de Tours et celui de St-Cyr ne cachent plus leur agacement. Il est probable que ces dossiers nécessiteront un arbitrage ministériel rapide.

rédigé par  Rédigé le 29/12/09 à 16h03

L’ordre en plein désordre

réactions (7)  

Le 13 mai dernier, le furet avait relaté le différend ayant opposé, lors de l’agape bien arrosée d’une obédience tourangelle, un très respectable frère et un membre un peu moins éminent de l’assistance, par ailleurs vice-président du conseil général. L’algarade s’était terminée par l’exclusion du second par le premier.
Le très respectable arroseur vient, à son tour, d’être arrosé pour mauvaise conduite. Le Grand Maître national a peu goûté que ce dignitaire s’associe à quelques autres, du même tonneau, pour contester son pouvoir. Le rebelle a aussitôt été remplacé dans ses hautes fonctions provinciales par un Orléanais que l’on croyait, à tort, rangé des voitures. Même sanction pour les autres mutins, dont le très respectable Grand Maître de l’une des trois provinces parisiennes.
Préalablement à cette purge, le Grand Maître national, que d’aucuns appellent désormais fraternellement Kim II-Sung, avait suscité un fort vent de révolte en raison de son autoritarisme et de sa gestion particulière du trésor de l’obédience. Il a signé dernièrement un gros chèque pour acquérir un appartement de standing sur la très parisienne avenue de Wagram. Censés accueillir des frères étrangers, les lieux abriteraient surtout, selon les mauvaises langues, son auguste progéniture, lui-même préférant se loger, en toute simplicité, dans un hôtel luxueux de la place de la Concorde.

rédigé par  Rédigé le 21/12/09 à 20h36

Changement radical

réactions (1)  

L’élection de la fringante Marie-Martine Champigny à la présidence du Parti radical tourangeau, succédant ainsi au conseiller municipal de Tours Stéphane Fradet, marque la fin d’une époque. Epaulée par Antoine Godbert, un proche collaborateur de Luc Chatel, la nouvelle présidente ne cache pas son intention de devenir un allié critique, mais loyal, de l’UMP. Exit la stratégie du jeune Fradet, qui rêve de la renaissance de l'UDF et n’hésite pas à courtiser d'autres partis, voire le MoDem. MMC, c’est juré, s’inscrira radicalement dans les pas de Philippe Briand et d’Hervé Novelli, espérant au passage que le ralliement de ses modestes troupes – qui, c’est un avantage, n’ont pas à louer le Vinci pour se réunir… – sera payée de retour. Régionales, nous voilà !
Marie-Martine Champigny, dont on connaît le franc-parler, n’aura pas trop de mal à faire oublier son récent passé politique. Certes, elle fut l’adjointe en charge des questions sociales du maire PS de Chambray-lès-Tours, Christian Gatard. Mais les deux caractères ne s’accordaient pas. L’effacement passe-murailles de l’un ne convenait guère aux sorties de la pétulante MMC, qui fut d’ailleurs fort élégamment mise au rencart en fin de mandat. Elle avait, à la suite, pris la tête d'une liste vengeresse, défiant le maire de Chambray aux dernières municipales. Une belle amitié en est née, comme souvent en politique.

rédigé par  Rédigé le 17/12/09 à 11h00

Juridiquement tort et politiquement majoritaire

réactions (2)  

A 67 ans, André Laignel aura enfin compris qu'on peut avoir juridiquement tort en étant politiquement majoritaire. Vingt-huit ans après sa célèbre réponse à Jean Foyer, le maire d'Issoudun vient d'essuyer un camouflet retentissant de la part des instances nationales de son parti. Hier soir, le bureau national du PS a décidé d'imposer le jeune et brillant conseiller municipal de Châteauroux, Manuel Flam, a la troisième place de la liste socialiste concoctée et conduite dans l'Indre par l'ancien commissaire politique d'André Laignel, Dominique Roullet, qui avait pourtant été validée par 91 % des militants. Apprenant la décision de la rue de Solferino, Dominique Roullet a immédiatement annoncé la démission collective de ses colistiers. Il semblerait que sa position soit toutefois révisable, la soupe du Conseil régional n'étant pas si mauvaise.
Ce rebondissement, qui succède à l'esclandre intervenu samedi à la convention nationale du parti socialiste à Tours, est un nouvel avatar de la lutte sourde qui oppose les deux leaders socialistes de l'Indre, André Laignel et Michel Sapin. L'énarque Manuel Flam, fils de deux magistrats de gauche, Mireille et Gilbert Flam (ce dernier, qui avait enquêté sur les prétendus comptes japonais de Jacques Chirac, a également été mêlé, à son corps défendant, à la ténébreuse affaire Clearstream), est le protégé de l'ancien président de la Région Centre. Il appartient, comme lui, au courant de François Hollande.

rédigé par  Rédigé le 16/12/09 à 13h22