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Qui se cache derrière
le furet?
Faut-il tout dire ? C’est le propre des esprits libres de ne point craindre la vérité et d’en assumer les risques ! Tel est le but des observateurs de la vie politique tourangelle et nationale que nous sommes et dont vous, les électeurs, êtes les acteurs.

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53 notes dans "Les potins du furet"

La présidente fait un four malgré ses petits fours

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Si Claude Roiron souhaitait tester sa popularité avec un « congrès des maires bis » sur la réforme de la territorialité, elle connaît désormais la réponse. Sa réunion au gymnase de Parçay-Meslay a fait un flop retentissant.
Sarkozette n’avait pourtant pas lésiné sur les moyens : invitations tous azimuts, vaste buffet pour au moins 300 convives... Sauf qu’il n’y en avait que 80 ! Et la moitié d’entre eux était des collaborateurs du conseil général qui, comme chacun sait, ne manque pas de bouches à nourrir depuis la vague d’embauches décidée par la présidente. On a aussi aperçu quelques conseillers municipaux de gauche, les maires devant sans doute être occupés ailleurs. Exception faite, bien sûr, de celui de Langeais, Pierre-Alain Roiron. C’est beau, la famille.
Voilà qui augure mal des ambitions sénatoriales de Sarkozette, car il est manifeste qu’un mot d’ordre avait circulé pour faire de cette réunion un four retentissant. Espérons pour elle que, le jour venu, Sarkozette trouvera le maire qui recueillera son consentement. Sinon, il faudra filer à Las Vegas.

rédigé par  Rédigé le 30/01/10 à 19h21

Une attaque sous la ligne de flottaison

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Le ministre de la Défense Hervé Morin n’a pas tenu à claironner sur les toits sa présence à Tours, la semaine dernière. Le furet a cru un instant qu'il profiterait de l'occasion pour rencontrer ses poulains et pouliches du Nouveau Centre 37. Mais les intéressés nous ont affirmé n'être au courant de rien. Renseignements pris, le ministre aurait réuni discrètement quelques-uns de ses collaborateurs de l'Hôtel de Brienne pour bosser dur dans le cadre enchanteur et boisé d'un bel hôtel des environs. Le secret défense et la galanterie nous interdisent d'en dire plus.
En revanche, le furet peut confirmer que le Nelson normand et le marin réfléchissent bel et bien à un rapprochement destiné à faire émerger un parti fort au centre, en s’affranchissant au passage de l’UMP. Ce flirt politique est loin de faire l’unanimité au Nouveau Centre dont plusieurs membres s’interrogent sur les raisons de cette manœuvre périlleuse. Quelques champs de mines menacent, en effet, le frêle esquif tourangeau, comme les frégates de Taïwan ou, pire encore, l’affaire explosive de l’attentat de Karachi.
Car sous le Karachigate, on trouverait, selon le Figaro, l’affaire des sous-marins vendus au Pakistan en 1994, époque où nos deux compères étaient membres du cabinet de François Léotard, alors ministre de la Défense. D’ici à ce que le marin entraîne Morin dans son naufrage, tout ça à cause de sous-marins pakistanais... Il n'y aurait pas des miles nautiques.

rédigé par  Rédigé le 25/01/10 à 18h31

Il faut parfois se cantonner à une certaine prudence

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Toujours très courus, les vœux du Préfet sont l’occasion de croiser quelques visages connus et moins connus et d’assister, parfois, à des scènes cocasses.
C’est ainsi que vendredi soir, sur le point de quitter les salons dorés de la République, un vice-président du conseil général avisa un fringant jeune homme qu’il salua fort aimablement en déclinant son identité. Sans doute pensait-il pouvoir s’étendre avec lui sur un sujet qui le préoccupe au plus au point : le renouvellement, l’an prochain, de son mandat de conseiller général face à un candidat des plus dangereux.
De se tourner vers la jeunesse pour constituer une équipe de campagne n’est pas pour déplaire au vice-président en question : l’occasion était trop belle. Mais ses assauts d’amabilité furent brutalement interrompus quand l’élégant jeune homme lui déclina son identité avec un large sourire : « X, collaborateur de Y ». Le Y en question est le probable futur adversaire cantonal du vice-président. La vie est parfois cruelle !

rédigé par  Rédigé le 17/01/10 à 18h46

Et si le marin changeait d’armateur ?

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Selon la rumeur, le marin serait tenté de quitter subrepticement son rafiot, qui rouille salement en cale sèche, pour prendre le commandement d’un nouveau trois-mâts. L’armateur Morin, qui aura du temps pour s’occuper de sa flotille et de ses chevaux à partir du mois de mars, serait disposé à lui confier la barre du Nouveau Centre 37, d’autant que le leader local d’icelui, le désormais célèbre balladur-de-la-feuille, ne fait pas l’unanimité à l’amirauté. Paris aurait ainsi l’occasion d’ouvrir toute grande l’écoutille pour débarquer l’audioprothésiste (un comble !), tout en nommant capitaine un ancien ministre. Lors des prochains scrutins, le NC tourangeau serait alors en position de concurrencer une UMP en panne de leader. Et de lui opposer des candidats, histoire, comme le plaident déjà plusieurs de ses quartiers-maîtres, de ratisser plus large. Ce qui était folie aux municipales de 2008 deviendrait alors raison. Les centristes ont toujours su naviguer avec le vent.
A la prochaine escale, le marin pourrait aussi renflouer la caravelle UDF, dont les soutes contiennent quelques sacs de métal sonnant et trébuchant, élément indispensable à tout combat naval pour peu que l’on fasse monter à bord de bons matelots et d’habiles moussaillons. Mais ce qu’on connaît de l’équipage risque fort de laisser le marin bien seul à la barre en cas de tempête. Il suffirait qu’une frégate venue de Taïwan ou une torpille envoyée de Karachi secoue la coque pour que le fringant navire se transforme en épave.

rédigé par  Rédigé le 05/01/10 à 20h21

L’ABF se met les élus à dos

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Les rapports ont souvent été tendus entre l’architecte des Bâtiments de France (ABF) et les collectivités locales d’Indre-et-Loire, notamment avec la Ville de Tours. Mais au fil du temps, l’excellent Michel Dolfus, pourtant réputé un peu raide, avait su favoriser le consensus avec un Jean Germain plus accommodant que ne l’était son prédécesseur Jean Royer. Mais la nomination d’une nouvelle ABF, Sibylle Madelain-Beau, allait tout changer.
Dès son arrivée à Tours, en 2007, ses premières critiques furent pour la place Anatole France, architecturalement nulle à son goût. Voilà qui augurait mal du lendemain et des travaux à venir comme le tramway ou la rénovation du haut de la rue Nationale, projets qui faisaient consensus, y compris de la part du préfet d’alors, Patrick Subrémon.
A Tours, l’ABF souhaite qu’on mette des pavés entre les rails du tramway, soit un surcoût de plus de 1 M€. Quant à l’hôtel du haut de la rue Nationale – un projet pourtant bien avancé – elle n’en veut carrément plus ! Le maire de Tours et celui de St-Cyr ne cachent plus leur agacement. Il est probable que ces dossiers nécessiteront un arbitrage ministériel rapide.

rédigé par  Rédigé le 29/12/09 à 16h03

L’ordre en plein désordre

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Le 13 mai dernier, le furet avait relaté le différend ayant opposé, lors de l’agape bien arrosée d’une obédience tourangelle, un très respectable frère et un membre un peu moins éminent de l’assistance, par ailleurs vice-président du conseil général. L’algarade s’était terminée par l’exclusion du second par le premier.
Le très respectable arroseur vient, à son tour, d’être arrosé pour mauvaise conduite. Le Grand Maître national a peu goûté que ce dignitaire s’associe à quelques autres, du même tonneau, pour contester son pouvoir. Le rebelle a aussitôt été remplacé dans ses hautes fonctions provinciales par un Orléanais que l’on croyait, à tort, rangé des voitures. Même sanction pour les autres mutins, dont le très respectable Grand Maître de l’une des trois provinces parisiennes.
Préalablement à cette purge, le Grand Maître national, que d’aucuns appellent désormais fraternellement Kim II-Sung, avait suscité un fort vent de révolte en raison de son autoritarisme et de sa gestion particulière du trésor de l’obédience. Il a signé dernièrement un gros chèque pour acquérir un appartement de standing sur la très parisienne avenue de Wagram. Censés accueillir des frères étrangers, les lieux abriteraient surtout, selon les mauvaises langues, son auguste progéniture, lui-même préférant se loger, en toute simplicité, dans un hôtel luxueux de la place de la Concorde.

rédigé par  Rédigé le 21/12/09 à 20h36

Changement radical

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L’élection de la fringante Marie-Martine Champigny à la présidence du Parti radical tourangeau, succédant ainsi au conseiller municipal de Tours Stéphane Fradet, marque la fin d’une époque. Epaulée par Antoine Godbert, un proche collaborateur de Luc Chatel, la nouvelle présidente ne cache pas son intention de devenir un allié critique, mais loyal, de l’UMP. Exit la stratégie du jeune Fradet, qui rêve de la renaissance de l'UDF et n’hésite pas à courtiser d'autres partis, voire le MoDem. MMC, c’est juré, s’inscrira radicalement dans les pas de Philippe Briand et d’Hervé Novelli, espérant au passage que le ralliement de ses modestes troupes – qui, c’est un avantage, n’ont pas à louer le Vinci pour se réunir… – sera payée de retour. Régionales, nous voilà !
Marie-Martine Champigny, dont on connaît le franc-parler, n’aura pas trop de mal à faire oublier son récent passé politique. Certes, elle fut l’adjointe en charge des questions sociales du maire PS de Chambray-lès-Tours, Christian Gatard. Mais les deux caractères ne s’accordaient pas. L’effacement passe-murailles de l’un ne convenait guère aux sorties de la pétulante MMC, qui fut d’ailleurs fort élégamment mise au rencart en fin de mandat. Elle avait, à la suite, pris la tête d'une liste vengeresse, défiant le maire de Chambray aux dernières municipales. Une belle amitié en est née, comme souvent en politique.

rédigé par  Rédigé le 17/12/09 à 11h00

Juridiquement tort et politiquement majoritaire

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A 67 ans, André Laignel aura enfin compris qu'on peut avoir juridiquement tort en étant politiquement majoritaire. Vingt-huit ans après sa célèbre réponse à Jean Foyer, le maire d'Issoudun vient d'essuyer un camouflet retentissant de la part des instances nationales de son parti. Hier soir, le bureau national du PS a décidé d'imposer le jeune et brillant conseiller municipal de Châteauroux, Manuel Flam, a la troisième place de la liste socialiste concoctée et conduite dans l'Indre par l'ancien commissaire politique d'André Laignel, Dominique Roullet, qui avait pourtant été validée par 91 % des militants. Apprenant la décision de la rue de Solferino, Dominique Roullet a immédiatement annoncé la démission collective de ses colistiers. Il semblerait que sa position soit toutefois révisable, la soupe du Conseil régional n'étant pas si mauvaise.
Ce rebondissement, qui succède à l'esclandre intervenu samedi à la convention nationale du parti socialiste à Tours, est un nouvel avatar de la lutte sourde qui oppose les deux leaders socialistes de l'Indre, André Laignel et Michel Sapin. L'énarque Manuel Flam, fils de deux magistrats de gauche, Mireille et Gilbert Flam (ce dernier, qui avait enquêté sur les prétendus comptes japonais de Jacques Chirac, a également été mêlé, à son corps défendant, à la ténébreuse affaire Clearstream), est le protégé de l'ancien président de la Région Centre. Il appartient, comme lui, au courant de François Hollande.

rédigé par  Rédigé le 16/12/09 à 13h22

Bis repetita non placent

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Au secours ! Sarkozette vient de se mettre en tête de faire un second mandat à la tête du conseil général, après un premier des plus calamiteux et une popularité que chacun a pu mesurer lors du congrès des maires d’Indre-et-Loire. Si la présidente a été copieusement sifflée par une grande partie des élus présents, elle y a sérieusement mis du sien, d’abord en oubliant de saluer le représentant de l’Etat, ensuite en voulant donner des leçons de démocratie à Edouard Balladur. Ceux qui étaient présents ont reconnu la qualité et la modération des propos de l’ancien Premier ministre, même si tous n’adhéraient pas à la réforme territoriale qu'il propose.
L’attitude de Sarkozette a eu pour effet de faire passer Jean Germain par toutes les couleurs, tétanisé par les outrances et les écarts de langage de son ancienne protégée. Une chose est certaine : avec cette prestation, Claude Roiron a bel et bien hypothéqué son avenir sénatorial et personne ne s’en plaindra, à droite comme à gauche.
On sait que le conseil général est divisé sur un projet de budget qui promet un nouvel envol de la pression fiscale. Des hausses d’impôt à répétition qui ne permettent pourtant pas à Sarkozette de faire face à ses engagements. On ne compte plus les revirements de sa majorité : récemment, le conseil général a voté une subvention de 20 000 € au Festival Cinéma & Politique, largement soutenu par le maire de Tours, après lui avoir promis 50 000 €. Du coup, il manque la différence dans la caisse. Mais les déficits des autres ne font pas peur à Sarkozette.

rédigé par  Rédigé le 12/12/09 à 11h21

Les recalés refusent de boire la coupe d’amertume

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Le nombre des prétendants à figurer sur les listes régionales à gauche, au centre et à droite est tel que le camp des « laissés sur le carreau » permettrait de constituer une bonne palanquée de listes supplémentaires.
C’est ainsi que plusieurs centristes vivent mal la 7e place qu’aurait fini par arracher l’audioprothésiste Benoît Roy sur la liste d’Hervé Novelli. Du coup, l’idée d’une liste des recalés fait son chemin. D’aucuns estiment qu’il existe une opportunité historique de faire renaître un parti centriste indépendant, une nouvelle UDF, qui pourrait bien se trouver un leader en la personne du sénateur de la Mayenne Jean Arthuis. Tout ce petit monde s’agite, même si l’idée peut paraître des plus saugrenues. Chacun sait qu’en France, il y a autant de partis que d’habitants ; rien n’est donc impossible, le tout est d’oser.
A gauche, on n’est pas en reste. La tête de liste socialiste Jean Germain est tentée de rallier Colette Girard, conseillère régionale sortante en rupture avec le MoDem et gage d’ouverture vers l’électorat centriste. Mais chaque courant du PS impose ses représentants et la liste doit passer par les fourches caudines d’une commission d’investiture, ce qui laisse peu de marge de manœuvre à la tête de liste. Le dilemme est le suivant : comment, en premier lieu, convaincre la gauche que Colette Girard est un atout ? Et comment, ensuite, négocier une fusion avec la liste MoDem au second tour des Régionales en agitant le chiffon orange de la dissidente Colette Girard ? Un vrai casse-tête chinois.

rédigé par  Rédigé le 30/11/09 à 12h14